Rabat a accueilli 150 000 visiteurs, dont de nombreux MRE
Si l’Office national marocain du tourisme (ONMT) avait anticipé un afflux global important via sa campagne « Maroc, terre de football », la réalité du terrain confirme l’attractivité de l’événement. Un représentant des hôteliers locaux, cité par Médias24, attribue ces bons chiffres, enregistrés depuis le 21 décembre, à la conjonction de deux publics : les délégations et supporters étrangers, et les MRE venus nombreux en cette période de fêtes soutenir les Lions de l’Atlas.
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En décembre, les établissements classés de Rabat affichaient complet, poussés notamment par les réserves de la CAF et des délégations officielles. Cependant, l’impact économique s’est propagé au-delà des palais.
Les villes voisines de Salé et Kénitra ont grandement bénéficié de l’événement. Certains visiteurs, notamment les supporters aux budgets plus modestes ou les familles, se sont tournés vers les petits hôtels et les locations de type Airbnb dans ces zones périphériques. Ces villes ont ainsi réalisé un chiffre d’affaires touristique sans précédent.
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Après l’effervescence du mois de décembre, le président du Conseil régional du tourisme (CRT), Mehdi Hameda Benchekroun, constate cependant une baisse de la fréquentation hôtelière d’environ un tiers début janvier. Le taux d’occupation se stabilise entre 60 et 70 %.
Ce déclin s’explique par l’élimination de plusieurs équipes attirant de larges communautés (Tunisie, Afrique du Sud, Congo) et par le départ des supporters algériens (estimés à 3 000) vers Marrakech pour les quarts de finale. Malgré cela, les retombées pour la restauration et le transport restent importantes, positionnant cette CAN comme une répétition générale réussie pour la Coupe du monde 2030.