Regarder le match à Oujda ? Le café va de 12 à 35 dirhams
L’ambiance devrait être à la solidarité et aux drapeaux brandis, mais à Oujda, l’indignation domine. Profiter d’un match pour tripler l’addition : telle est la nouvelle règle imposée par certains établissements. Le café, habituellement disponible à 12 dirhams, est désormais proposé sans vergogne à 35 dirhams dès le départ. Une augmentation brutale et injustifiée, qui prend en otage le citoyen moyen, celui qui n’a pas les moyens de s’abonner cher aux chaînes cryptées et pour qui le café du coin reste la seule plateforme.
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Ce racket organisé n’a pas lieu. Pour les habitants, cette « liberté des prix » invoquée par les gérants s’apparente avant tout à une fraude pure et simple. On ne vend plus un service, on exploite une passion. En l’absence d’alternative pour suivre les rencontres, le consommateur se retrouve le couteau sous la gorge, contraint de payer le prix fort pour vivre ces moments de communion nationale. Une situation qui transforme une droite populaire en un luxe inaccessible.