Soyez prudent si vous allez à Ourika, cette pause pourrait vous coûter très cher
Une fédération des associations de la société civile dans la région d’Orika, dans la province d’Al Haouz, a publiquement dénoncé les pratiques de certains propriétaires de cafés et de restaurants. Ces derniers imposent des prix élevés pour les visiteurs pour le simple fait de s’asseoir sur les rives de l’Ouded Ourika.
Selon la Fédération, ces établissements, situés dans la municipalité de Setti Fatma, facturent jusqu’à 70 dirhams par heure pour accéder à ces espaces. De plus, une théière est facturée 30 Dirhams et un Tagine 250 Dirhams, le tout pour une durée d’occupation qui ne devrait pas dépasser une heure.
La Fédération affirme que ces actions constituent une exploitation illégale du domaine public. Il spécifie que les banques du wadi appartiennent au bassin hydraulique et qu’aucune entité privée n’a le droit de les s’approprier ou d’imposer les coûts d’accès.
Ces pratiques, en plus d’être illégales, nuiraient à la réputation de cette zone touristique très fréquentée par les visiteurs nationaux et étrangers. La Fédération décrit la situation comme une «injustice» et estime qu’elle nécessite l’intervention des autorités publiques.
Par conséquent, un appel a été lancé au Wali par intérim dans la région de Marrakech-Safi. Il a été invité à envoyer une commission spécialisée afin de noter les infractions et de sanctionner les responsables. L’objectif est de protéger les droits des visiteurs et de garantir le respect de la loi, en veillant à ce que la région de l’Orika reste un espace accessible à tous et non à un lieu d’exploitation financière.