Un grand réseau de blanchiment d’argent secoue l’immobilier marocain
Les contrôleurs de la National Financial Intelligence Authority (ANRF) examinent attentivement les liens de la parenté, des connaissances et des intérêts mutuels entre les présidents et les membres des bureaux de gestion de l’immobilier amical et les étudiants toujours inscrits à l’étranger, dont les noms reviennent plusieurs fois dans les listes de bénéficiaires de plusieurs projets immobiliers de ces amis. Ces bénéficiaires ont payé des versements de réservation dans des projets de villas de villas et de bâtiments résidentiels jusqu’à 700 000 dirhams, un montant incompatible avec leur situation sociale et financière, signalent des sources à Se débattre.
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Les contrôleurs ANRF ont été informés pour vérifier la situation des “étudiants” soupçonnés d’être utilisés dans les opérations de blanchiment d’argent, en particulier avec le bureau des échanges et des banques. Sa mission est de faire un inventaire des transferts liés aux indemnités, aux frais de scolarité ainsi qu’aux transferts bancaires entre ces étudiants et leurs familles depuis leur départ à l’étranger pour des études. Ils se concentrent également sur l’origine des fonds qui coulent sur les récits de l’amitié au nom de bénéficiaires “fictifs”, ainsi que sur leur lien avec le trafic international de drogue. Cette mission suit la détection de l’implication des membres des bureaux de gestion amicaux dans cette entreprise.
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Pour réussir dans leurs missions, les contrôleurs de l’autorité, en coordination avec les services de contrôle de l’Office d’échange, “prévoient d’interroger les étudiants marocains à l’étranger afin de justifier les transferts financiers effectués à partir de leurs comptes bancaires au Maroc aux comptes comptables immobiliers”. Ils ont également l’intention de vérifier les autorisations de travail que ces étudiants ont, en les comparant avec le montant des investissements immobiliers effectués au Maroc, ainsi qu’aux coûts de leurs études à l’étranger. Ils prennent également soin de dissoudre les bureaux de gestion et d’éviter les différends juridiques et judiciaires entre les membres.
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Les relations entre les étudiants bénéficiant de villas et de bâtiments au sein des responsables immobiliers et locaux, les investisseurs et les personnes influentes ont favorisé l’acquisition de l’immobilier ainsi que la mobilisation de la liquidité nécessaire pour réaliser des projets dans des délais records, afin de passer à d’autres projets, révèlent les mêmes sources.