Un influenceur marocain condamné pour avoir laissé son fils de 6 ans conduire une Lamborghini
Absent à son procès, Mo Bicep a écopé mardi d’une amende avec sursis de 800 euros. Le juge lui reproche d’avoir laissé son fils, alors âgé de 6 ans, conduire, entre autres, une Bentley, une Lamborghini et une Ford sur la voie publique à Breda. Il aurait également laissé le même enfant et son frère de 4 ans faire des balades en quad. Ces événements ont eu lieu entre septembre 2022 et 2023. Cette conduite irresponsable aurait pu mettre en danger la vie des enfants et d’autres usagers des rues ordinaires de Breda comme la Heilaarstraat, la Meidoornstraat et la Zinkstraat.
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La découverte de plusieurs vidéos du téléphone a conduit à l’ouverture d’une enquête. Ces vidéos montrent les enfants de Mo Bicep, alors âgés de 4 et 6 ans, au volant d’un quad, d’une Lamborghini, d’une Ford et d’une Bentley, en compagnie de leur père. “Lorsque la police a interrogé Mo Bicep à ce sujet, il a répondu : ‘Oui, c’est vrai. Je voulais faire des vidéos sympas.’ Mais ces enfants n’étaient absolument pas capables de conduire”, rétorque le procureur. Outre la police, l’influenceur sportif a également été contacté par l’organisation « Veilig Thuis » (Sécurité de la maison). Deux entretiens ont eu lieu.
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Mardi, Mo était représenté à l’audience par son avocat d’Amsterdam. « Mon client est très occupé et il y avait des photographes », explique Fabian Siccama. Mais une demi-heure avant l’audience, l’influenceur a adressé un mail d’excuses à son avocat. Il l’a ensuite transmis au juge du tribunal cantonal. “Je me rends compte que c’était une décision irresponsable. Je n’ai jamais voulu mettre personne en danger et j’en ai discuté au commissariat”, regrette Mohamed Lemhadi, promettant de ne plus jamais recommencer. Il s’agit d’un « acte d’une bêtise inqualifiable », a également reconnu son avocat.
Alors que Siccama a estimé que cela ne constituait pas un délit, le procureur a requis 750 euros d’amende ou 15 jours de détention. Compte tenu des regrets de Mo et des entretiens avec Veilig Thuis et la police, le juge lui a finalement infligé une amende avec sursis de 800 euros avec une période de probation de deux ans.