un plan militaire « choc » validé
Le partenariat stratégique entre le Royaume et l’État hébreu s’est intensifié lors de la troisième réunion du Comité militaire mixte tenue début janvier 2026. Ce nouvel accord-cadre prévoit une accélération des transferts technologiques et une coordination accrue des objectifs de sécurité entre les deux nations. Au-delà des simples livraisons d’équipements, les deux partenaires envisagent désormais le développement conjoint de systèmes de défense aérienne, de drones de nouvelle génération et de technologies satellitaires partagées, marquant une rupture qualitative majeure dans leurs relations militaires.
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Cette montée en puissance propulse Israël au rang de troisième fournisseur d’armes du Maroc, derrière les États-Unis et la France. La dépendance technique est particulièrement marquée dans le secteur de la défense aérienne, puisque plus de la moitié des missiles livrés au Royaume proviennent désormais de l’industrie israélienne. Ce renforcement des capacités, soutenu par le développement de lignes locales de production de drones, permet au Maroc de moderniser ses forces armées et d’affirmer sa souveraineté sur le Sahara occidental, une position diplomatique renforcée par la reconnaissance explicite de Tel-Aviv.
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Sur le plan économique et social, le rapprochement repose sur des racines historiques profondes, malgré les tensions régionales persistantes liées au conflit à Gaza. Alors que les flux touristiques directs stagnent, la coopération technique s’intensifie dans des secteurs critiques tels que l’agriculture de précision et la gestion de l’eau dans les environnements arides. Israël s’appuie également sur les gisements de phosphate marocains pour sécuriser sa production d’engrais, consolidant ainsi un axe de coopération civile complémentaire aux impératifs de défense nationale.