Une arnaque aux faux certificats belges ciblant les clients du luxe au Maroc
L’enquête a révélé que l’organisation opérait entre la Belgique, le Maroc et plusieurs pays africains. La fraude reposait sur l’utilisation de certificats de qualité falsifiés, obtenus auprès d’un organisme de certification belge. Ces faux documents permettaient d’introduire les marchandises en trompant les contrôles et de vendre les bijoux (bagues, bracelets) à des prix gonflés, allant de 20 000 à 55 000 dirhams (jusqu’à 5 200 euros).
Le réseau a pu prospérer en exploitant une faiblesse propre au Maroc : l’absence de laboratoires spécialisés dans l’analyse et l’authentification des diamants. Cette vulnérabilité a permis aux trafiquants d’intégrer facilement leurs produits contrefaits dans les canaux de distribution légaux, approvisionnant les bijoutiers et les boutiques de luxe de Casablanca, Rabat et Marrakech, ainsi que les plateformes de commerce électronique.