viande trop chère
A Casablanca, les prix de gros restent entre 100 et 110 dirhams le kilo. Dans une boucherie, le consommateur débourse entre 140 et 190 dirhams selon la qualité des morceaux. Même si les abattoirs de la ville traitent environ 1 500 têtes par jour, l’offre reste insuffisante pour stabiliser le marché.
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Cette augmentation s’explique par un phénomène saisonnier : les précipitations récentes ont régénéré les parcours. Les éleveurs préfèrent donc garder leurs animaux pour profiter de l’herbe gratuite et leur ajouter de la valeur par la suite, ce qui réduit mécaniquement l’approvisionnement immédiat dans les souks.
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Pour freiner cette hausse, le gouvernement a mobilisé des moyens importants :
• 5,5 milliards de dirhams d’enveloppe globale de soutien.
• 1,1 million d’éleveurs ont déjà reçu une première tranche d’aide financière.
• 32,3 millions de têtes de bétail ont été identifiées et marquées d’ici fin 2025.
Les professionnels du secteur anticipent cependant un assouplissement des prix à partir d’avril 2026. Avec la réduction progressive du couvert végétal, les éleveurs devraient remettre davantage d’animaux sur le marché pour limiter leurs coûts d’alimentation.