Victimes d’une grande arnaque
Tout a commencé à partir d’un soupçon émis par un grand groupe bancaire. Il a détecté une anomalie après avoir examiné les transferts de l’étranger crédités à certains comptes sans un lien clair entre l’expéditeur et les bénéficiaires. Ils en discutent avec ses homologues de trois autres groupes bancaires. Les soupçons grandissent. Ils ont découvert que “plusieurs opérations similaires, avec de grandes quantités, ont fait passer des pays européens spécifiques aux comptes marocains nouvellement ouverts”, rapporte Assabah.
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Ces mouvements suspects ont conduit les établissements concernés à saisir la cellule nationale pour le traitement des informations financières (CN-TIF). Cela a immédiatement lancé une enquête approfondie, en coordination avec les cellules de contrôle financier de plusieurs pays européens, notamment la France, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Belgique. L’enquête révèle que ces transferts ont été effectués par des Marocains résidant en Europe qui pensaient répondre aux appels à l’aide humanitaire relayés sur des applications de messagerie comme WhatsApp, Telegram ou Messenger.
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En réalité, il s’agit d’une grande arnaque humanitaire orchestrée par un réseau de fraudeurs. Son modus operandi consiste à recruter des personnes dans des situations précaires, ce qui en fait ouvrir des comptes bancaires en leur promettant des dons. Ensuite, le réseau saisit les cartes bancaires pour détourner l’argent. Les vrais bénéficiaires n’ont droit qu’à une petite partie des fonds envoyés. Les fraudeurs sont allés jusqu’à enregistrer et diffuser des vidéos dans lesquelles les bénéficiaires présumés ont remercié les donateurs.
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Les transferts identifiés dans le cadre de cette affaire atteint 9,5 millions de dirhams. Une enquête criminelle a été ouverte pour identifier et arrêter les membres de ce réseau criminel.