Zineb Kharroubi, figure de la contestation en France, arrêtée à Marrakech
L’arrestation a eu lieu jeudi 12 février en milieu d’après-midi, alors que la jeune femme rentrait au Maroc pour raisons familiales. Immédiatement transférée dans les locaux de la police judiciaire de Casablanca, elle a été présentée le lendemain au procureur du Roi. Ce dernier lui a fait part de lourdes accusations : « incitation à participer à une manifestation non autorisée » au travers de publications en ligne. Bien qu’elle ait été libérée dans l’attente de sa prochaine audience prévue le 26 février, Zineb Kharroubi a dû comparaître devant la justice sans assistance juridique, les avocats du barreau étant actuellement en grève, indique Le monde.
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Zineb Kharroubi est une voix active au sein de la branche française du collectif GenZ 212, né à l’automne 2025 pour revendiquer un meilleur accès à l’éducation, à la santé et lutter contre la corruption. Depuis la France, elle a contribué à structurer ce mouvement qui revendique 400 adhérents en France et a organisé plusieurs rassemblements, comme celui du Trocadéro en octobre dernier. Le collectif utilise des plateformes comme Discord pour coordonner ses actions et soutenir les prisonniers d’opinion.
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Cette nouvelle arrestation confirme la ligne dure adoptée par les autorités, même si les manifestations de rue ont cessé depuis la mi-décembre. Le bilan de cette vague de répression est lourd : selon l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), près de 5 700 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement. À ce jour, environ 2 100 jeunes sont toujours incarcérés, certains purgeant des peines allant jusqu’à 15 ans de prison, tandis que des centaines d’autres attendent toujours leur procès.