13e commission parlementaire mixte Maroc‑UE à Bruxelles renforce coopération économique énergétique et sécuritaire
Maroc et Union européenne réaffirment un partenariat stratégique à Bruxelles lors de la 13e réunion mixte
À Bruxelles le 11 juin 2026, la 13e Commission mixte Maroc-UE a réaffirmé un partenariat stratégique axé sur économie, énergie, sécurité et migration.
La 13e réunion annuelle de la Commission parlementaire mixte Maroc-Union européenne s’est tenue à Bruxelles le 11 juin 2026. Coprésidée par le parlementaire marocain Lahcen Haddad et le parlementaire européen Ruggero Razza, la session a permis de consolider un dialogue politique jugé essentiel par les deux parties pour répondre aux mutations géopolitiques, économiques et technologiques affectant la région euro‑méditerranéenne.
Position marocaine et message politique
Lahcen Haddad a posé le cadre politique de la rencontre en soulignant le moment charnière traversé par les régions méditerranéenne, atlantique, sahélienne et moyen‑orientale. Selon lui, les défis actuels exigent un renforcement du dialogue et une coopération pragmatique fondée sur la compréhension mutuelle. Haddad a décrit le partenariat Maroc‑UE comme stratégique et multidimensionnel, fondé sur des intérêts communs et un engagement partagé pour la paix, la stabilité et le développement durable.
Priorités économiques identifiées
La coopération économique a constitué l’un des axes centraux des travaux. Les échanges ont porté sur le commerce, l’investissement, l’innovation, ainsi que le soutien aux petites et moyennes entreprises. Les participants ont souligné le potentiel d’approfondissement des relations commerciales et industriels, en particulier à travers des initiatives visant à renforcer les chaînes de valeur régionales et à faciliter l’intégration des PME marocaines au marché européen.
Énergie et transition bas‑carbone au cœur des discussions
Le volet énergétique a été mis en avant comme un domaine stratégique du partenariat. Le Maroc est présenté par les deux coprésidents comme un partenaire clé pour le développement des énergies renouvelables — solaire, éolien — et pour l’émergence d’une filière d’hydrogène vert. Ces secteurs sont perçus comme des leviers majeurs pour bâtir des chaînes de valeur décarbonées utiles à l’Europe, tout en favorisant un développement économique durable au Maroc.
Sécurité, migration et défis transnationaux
La Commission a consacré une part importante des échanges aux questions sécuritaires et migratoires. Les débats ont abordé la dégradation de la situation au Sahel, les flux migratoires, la criminalité transnationale et la menace terroriste. Haddad et Razza ont appelé à une coordination renforcée, estimant que ces défis dépassent les capacités des États isolés et nécessitent des réponses concertées et opérationnelles. Le rôle du Maroc comme partenaire opérationnel dans la région a été souligné par le coprésident européen.
Pacte pour la Méditerranée et recentrage du partenariat
Les travaux ont pris en compte le nouveau cadre stratégique européen pour la région. La récente adoption du Pacte pour la Méditerranée en novembre 2025, puis son plan d’action au printemps 2026, ont été cités comme éléments ayant confirmé la place centrale du Maghreb dans la politique européenne de voisinage. La dynamique née de la 15e session du Conseil d’association Maroc‑UE, tenue au début de 2026, a également été évoquée comme un signal fort de volonté politique pour adapter et moderniser le partenariat.
Investissement dans l’éducation, les talents et l’innovation
Outre l’énergie et la sécurité, la coopération dans l’enseignement supérieur, le développement des talents, et le soutien aux start‑ups et PME a été identifiée comme une priorité. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’accompagner la formation et la mobilité des compétences, favoriser l’innovation et créer des conditions favorables à l’émergence d’écosystèmes entrepreneuriaux connectés entre le Maroc et l’Europe.
La réunion a permis de faire le point sur un large éventail de sujets d’intérêt commun et d’acter une volonté partagée de renforcer le partenariat dans des secteurs stratégiques. Les coprésidents ont convenu de poursuivre le dialogue parlementaire et d’intensifier les mécanismes de coopération opérationnelle afin de transformer les orientations politiques évoquées à Bruxelles en actions concrètes sur le terrain.