16 985 entreprises créées au Maroc en janvier‑février 2026 Casablanca-Settat en tête
16 985 entreprises créées au Maroc en janvier-février 2026, forte concentration à Casablanca‑Settat et dominance du commerce
16 985 entreprises immatriculées au Maroc en janvier‑février 2026; SARL AU majoritaire, Casablanca‑Settat concentre 39,7% et le commerce domine les secteurs.
Le bilan des immatriculations pour les deux premiers mois de 2026 fait état de 16 985 nouvelles entreprises inscrites au registre de commerce. La répartition montre une nette prédominance des personnes morales, qui représentent 75 % des immatriculations, contre 25 % pour les personnes physiques. Parallèlement, 23 652 noms commerciaux ont été délivrés sur la même période, traduisant une dynamique notable des démarches d’identification commerciale et de lancement d’activités.
Répartition juridique des nouvelles immatriculations
La structure juridique choisie par les créateurs d’entreprise penche fortement vers les formes sociétaires. La Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique (SARL AU) apparaît comme la forme la plus adoptée parmi les personnes morales, couvrant 66,4 % des immatriculations. La Société à Responsabilité Limitée (SARL) classique concentre 32,7 % des créations de personnes morales. Ces proportions indiquent une préférence marquée pour des cadres juridiques offrant une responsabilité limitée et une souplesse de gestion pour les entrepreneurs.
Poids des personnes physiques et logiques territoriales
Si les personnes morales dominent le volume global, les entreprises individuelles restent significatives et présentent une distribution territoriale distincte. La région de Tanger‑Tétouan‑Al Hoceima arrive en tête des immatriculations pour les personnes physiques avec 20,7 % des enregistrements, suivie de Casablanca‑Settat (13,4 %), de l’Oriental (10,5 %), de Rabat‑Salé‑Kénitra (10,3 %) et de Fès‑Meknès (10,1 %). Cette répartition illustre des dynamiques régionales différentes entre créations sociétaires et créations individuelles.
Concentration régionale des personnes morales
La carte des immatriculations de personnes morales est fortement concentrée. La région de Casablanca‑Settat concentre 39,7 % des créations de personnes morales, loin devant Rabat‑Salé‑Kénitra (14 %), Marrakech‑Safi (12,7 %) et Tanger‑Tétouan‑Al Hoceima (10,4 %). Ensemble, ces quatre régions totalisent 77 % des créations globales de personnes morales au registre de commerce. Cette concentration souligne le rôle central des grands pôles économiques du pays dans l’attraction des investissements et la domiciliation d’entreprises.
Secteurs d’activité privilégiés par les nouvelles sociétés
Par secteur, le commerce arrive en tête parmi les activités exercées par les personnes morales nouvellement immatriculées, avec 28,4 % des créations. Le secteur du BTP et des activités immobilières suit de près à 25 %, démontrant une continuité de l’investissement dans la construction et l’immobilier. Les services divers représentent 19 % des immatriculations, le transport 7,8 % et l’industrie 6,7 %. Ces répartitions sectorielles offrent un aperçu des priorités économiques des créateurs d’entreprise et des segments porteurs au début de 2026.
Noms commerciaux et implications pour la visibilité des entreprises
Le nombre important de noms commerciaux délivrés — 23 652 sur janvier et février — reflète une phase active de création et d’enregistrement de marques et d’identités commerciales. L’octroi d’un nom commercial constitue une étape clé pour la visibilité et la protection commerciale des activités. Ce volume élevé peut traduire une montée des initiatives entrepreneuriales, notamment dans le commerce et les services, où l’identification de marque joue un rôle déterminant pour capter la clientèle.
Les chiffres des deux premiers mois de 2026 confirment une reprise soutenue des immatriculations d’entreprises au Maroc, marquée par une préférence pour les structures à responsabilité limitée et une forte concentration géographique autour de Casablanca‑Settat et d’autres grands pôles régionaux. La prédominance du commerce et du secteur de la construction signale des opportunités à court terme pour les acteurs de ces filières, tandis que le nombre élevé de noms commerciaux indique une attention portée à la marque et à la différenciation sur le marché.