308 projets sur terrains d’État en 2025 mobilisent 71 MMDH et 16 333 emplois
Domaine privé de l’État : 308 projets approuvés en 2025 mobilisent 71 MMDH et 32 000 hectares
En 2025, 308 projets ont reçu approbation pour être installés sur des terrains relevant du domaine privé de l’État, réunissant une superficie totale d’environ 32 000 hectares (27 600 ha en location et 4 400 ha cédés), avec une projection d’investissement de 71 milliards de dirhams et la création attendue de 16 333 emplois.
Bilan chiffré de l’exercice 2025
Les chiffres publiés indiquent que 308 dossiers ont franchi les étapes d’agrément administratif pour s’implanter sur des terres publiques affectées à l’investissement. La superficie globale mobilisée atteint près de 32 000 hectares, dont la grande majorité (27 600 hectares) a été mise à disposition sous forme de location, tandis que 4 400 hectares ont fait l’objet de cessions. Les projets approuvés portent une enveloppe d’investissements projetés de 71 milliards de dirhams et devraient générer 16 333 postes d’emploi une fois réalisés.
Répartition des terrains : location majoritaire
La distribution entre locations et cessions montre une préférence nette pour la location, qui représente environ 86 % de la surface totale engagée. Ce choix peut refléter une volonté de préserver la maîtrise foncière de l’État tout en facilitant l’accès au foncier pour les investisseurs. Les cessions, représentant près de 14 % des surfaces, correspondent à des opérations plus définitives, souvent liées à des projets nécessitant des infrastructures lourdes ou des garanties de long terme.
Nature et portée des investissements annoncés
L’enveloppe estimée à 71 MMDH place ces autorisations parmi des initiatives économiques significatives pour l’année concernée. Les sommes annoncées sont des projections liées aux montants que les promoteurs prévoient d’engager dans leurs opérations — construction, équipements, infrastructures et fonds de roulement inclus. Ces investissements visent à créer des capacités productives et à soutenir la mise en œuvre de projets de différentes tailles et maturités, allant des petites unités industrielles aux opérations plus structurantes.
Effets attendus sur l’emploi local
La projection de 16 333 emplois reflète l’impact direct attendu des projets une fois déployés. Ce chiffre ne tient pas nécessairement compte des emplois indirects ou induits par la chaîne de valeur locale (sous-traitance, services, logistique), qui pourraient augmenter l’effet socio-économique réel. La création d’emplois représente un indicateur clé pour évaluer la contribution de ces projets au développement territorial et à la dynamisation des marchés du travail régionaux.
Procédure d’approbation et calendrier de mise en œuvre
Les 308 approbations résultent d’un processus impliquant études techniques, évaluations environnementales et cadres contractuels adaptés au statut foncier. Les autorisations d’occupation (location) et les actes de cession suivent des modalités distinctes, avec des garanties financières et des calendriers d’exécution prévus dans les conventions. La mise en œuvre effective des projets dépend désormais du respect des engagements contractuels, de la disponibilité des financements et des délais de réalisation annoncés par les porteurs de projets.
Implications pour l’aménagement et le développement territorial
La mobilisation d’un tel foncier public à des fins d’investissement a des retombées multiples : structuration d’activités économiques, nécessité d’infrastructures d’accompagnement (routes, énergie, eau), et impacts environnementaux à gérer. La nature exacte des projets approuvés influencera l’équilibre entre développement industriel, agricole, logistique ou autres secteurs. La capacité des autorités et des investisseurs à coordonner ces aspects conditionnera la réussite tangible des engagements annoncés.
L’approbation de 308 projets sur le domaine privé de l’État en 2025 constitue un signal fort de mobilisation du foncier public au service de l’investissement ; la traduction effective de ces intentions en réalisations concrètes dépendra cependant des calendriers de mise en œuvre, du financement et du suivi administratif et environnemental.