À 15 ans, il a été rejeté des balles … Aujourd’hui, il est procureur
Connu pour avoir dirigé l’enquête sur l’assassinat d’un jeune musulman, Aboubakar Cissé, massacré avec des coups de couteau dans une mosquée dans le gard
Né au Maroc, Abdelkrim Grini est arrivé en France à l’âge de quatre ans avec sa famille. Il s’installe à La Paillade, à Montpellier. Rien ne prédestine celui qui a naturé le français à l’âge de 19 ans pour devenir avocat au Montpellier Bar à l’âge de 25 ans, puis magistrat. La lutte contre la discrimination et le racisme dont il est la victime de l’adolescence aura été le déclencheur de sa vocation. Il dit France inter qu’il avait été chassé des balles des villages où il voulait danser avec ses amis. “Certaines personnes ont vu notre présence avec un mauvais œil, et nous sommes partis pour ne pas subir de violence. Ils ont dit:” Vous sortez, vous n’avez rien à faire ici, montez dans votre quartier “”.
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Il ajoute: “C’est une blessure quand vous avez quinze ans et que vous prenez cela en face. Donc, soit nous réagissons avec violence, soit nous nous disons: je vais essayer d’étudier, accrocher pour montrer que je peux être une personne respectable”. Le jeune Abdelkrim choisit la deuxième option. “J’ai eu la chance d’avoir des parents aimants et surtout un père qui m’a dit” Soyez prudent, la violence ne fait rien, étudie, mon fils! ” Aujourd’hui, je récolte les fruits et j’en suis sincèrement très fier ».
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L’adolescent a fait campagne dans l’environnement associatif: «Nous avions créé l’une des premières associations de quartier de La Paillade en 83 Montpellier, le Grande-Motte ou même les Palavas qui refusent l’entrée, le rapport d’un huissier de justice, condamné.
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“Avec mes amis, nous avons très souvent été réprimés à l’entrée par le portier. De toute évidence, c’était dans le faciès et que je ne l’ai pas accepté. Nous avons déposé une plainte et le procureur de Montpellier à l’époque a diligent une enquête. Il n’obscurcit pas l’existence du racisme dans l’ALès où il a officié pendant 18 mois en tant que procureur. “Je le sais parce que parfois je suis saisi d’une plainte pour discrimination, j’ai aussi des membres de ma famille qui l’ont subis. En tout cas, l’autorité judiciaire et les autorités publiques sont extrêmement conscientes de ce thème fondamental, à cette lutte contre le racisme et l’anti-sémitisme”.