La colère augmente parmi les producteurs français
Les jeunes agriculteurs des Pyrénées-Orients et FDSEA 84 ont décidé de vivre dur dans les tomates marocaines. Une vingtaine de producteurs de tomates et surtout des tomates cerises de Vaucluse et Bouches-du-Rhône ont mené une opération de sensibilisation dans l’hypermarché Carrefour Coutine, à la périphérie d’Avignon. “Avec vos tomates marocaines, vous nous tuez”, explique un producteur au directeur du département des fruits et légumes de la grande zone. Il explique que “nos tomates cerises coûtent 15 fois plus à produire (15 € contre 1 € par hectare), et nous parvenons toujours à leur offrir à seulement 30 cents de plus le plateau”.
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Dans le viseur de ces producteurs français, les marques “qui n’offrent à leurs clients que des tomates cerises marocaines dans le prix de catégorie 1ᵉ”. «Il y a des signes qui jouent le jeu, offrant également des tomates françaises à 1ᵉ prix. Et d’autres non», explique le même orateur. Il ajoutera: «À 99 CTS pendant 10 ans, les tomates cerises marocaines sont vendues à un prix de coût. Distributeurs rémunérés avec la marge exorbitante qu’ils s’appliquent aux tomates françaises».
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Certes, ces producteurs français reconnaissent que la concurrence étrangère est légale, mais ils dénoncent la concurrence injuste en raison de marges abusives dans une grande distribution. “Ces produits, souvent à partir de pays à bas prix, sont préférés en achetant des centrales électriques qui parient sur les moins chères, sans considération pour la production nationale”, dénoncent-ils. Face à cette concurrence étrangère, les syndicats demandent que leurs produits soient mis en évidence avec des marges faibles pour les rendre plus compétitives. En ce sens, ils appellent à repenser les politiques d’achat.