La France importe des plantes olive du Maroc
Les agriculteurs de Charentais sont sur le point de combiner leurs souffrances dans le passé. Ils ont opté pour la culture de l’olive, une grande diversification pour freiner la crise du cognac et les mauvais rendements en céréales, a déclaré Francebleu. À Fouquebrune, à une quinzaine de kilomètres d’Angoulême, le président de la Chambre d’agriculture d’Angoulême, Laëtitia Plumat, est impliquée dans cette culture: elle a mis 3000 plantes sur une zone de deux hectares, en octobre dernier, entre le vignoble, le champ de Luzerne et les Oaks de truffes. Elle fera la première récolte en deux ans et demi.
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Pourquoi la culture de l’olive? “C’est une plante qui nécessite 500 millimètres d’eau”, explique le primate Laëtitia, le premier producteur d’olive à Charente. Elle ajoute: “Si vous avez un peu d’eau, c’est mieux parce que nous garantissons la qualité de l’olive un peu en août. Et puis c’est une plante qui résiste au temps chaud et, avec le réchauffement climatique, c’est parfait.» »
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Le secteur olécolaire commence à se structurer lui-même, le marché étant immense. Les plantes d’oliviers de Tunisie, du Maroc et d’Espagne sont importées par la société Oliv ‘Green, basée à Carcassonne. De nombreux agriculteurs souhaitent également se diversifier. Ils se tournent vers les pépinières Charentais. L’ambition est de construire bientôt le premier moulin à huile d’olive en France à South Charente.
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“Nous avons rapidement réalisé qu’il n’y avait pas de secteur en France, comme nous pouvons le trouver en Espagne, au Maroc ou en Tunisie”, admet Yannick Combesot, chef d’Oliv’Green. Et pour ajouter: “Nous nous penchons donc pour travailler sur ce projet. Nous sommes environ 450 hectares de plantation (en France). Nous avançons toujours avec une grande perspective de 2026”.