Des milliers d’emplois sont-ils menacés au Maroc?
Plusieurs sociétés ont déjà lancé des opérations de licenciement et de réduction de la main-d’œuvre, a déclaré Média24. À l’origine de cette vague de licenciement, de l’intelligence artificielle, en constante évolution, mais aussi de la loi sur l’interdiction de la sollicitation téléphonique non doublée, adoptée le 21 mai par le Parlement français, qui entrera en vigueur en août 2026. Évoquant le premier facteur, Ayoub Saoud, Seccarry General of the National Federation of Centers of Apperial, les professions de la projection, de la culture humaine croissante, de l’intelligence artificielle. VICTION: Aujourd’hui, ce sont les outils de l’intelligence artificielle qui jouent son rôle de gestionnaire de qualité responsable de l’audit des appels pour les télécommunications via des solutions d’analyse vocale.
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Youssef Chraibi, président de l’extérieur et de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FME) n’exprime pas les mêmes préoccupations. Il le voit comme un impact limité. “L’impact est mineur et le secteur restera un créateur d’emplois”, dit-il. Pour soutenir son argument, il se souvient que la tendance d’externalisation continuera de croître à un taux annuel de 8% dans le monde. Il ne croit pas non plus en une vague de licenciement qui pourrait affecter l’ensemble du secteur. “Il n’y a pas de mouvement de licenciements massifs. Le secteur continue de croître et reste l’un des premiers fournisseurs d’emplois qualifiés pour les jeunes au Maroc. Ce qui est vrai, cependant, c’est que la croissance devrait ressentir un ralentissement momentané, en raison de la loi française”, ajoute-t-il.
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Selon lui, la loi française sur l’interdiction de la sollicitation téléphonique non répertoriée aura un impact direct sur les sociétés spécialisées exclusivement dans la prospection commerciale téléphonique. Il a expliqué que ceux qui ne pourront pas pivoter rapidement vers des activités plus ajoutés sont susceptibles d’être affaiblis. Il précise que le secteur de la délocalisation emploie environ 140 000 personnes au Maroc et qu’il y a une destruction mécanique des emplois, mais surtout plus de création: le rythme moyen est 10 000 emplois nets créés par an. Ce rythme pourrait, a-t-il observé, légèrement ralenti en 2025 et 2026, avant de trouver la dynamique de croissance à deux chiffres habituelle.