quand les agents publics louent des voitures de luxe à leurs proches
Les investigations portent sur les conditions d’attribution de ces contrats, qui ont bénéficié à un cercle restreint d’agences. Il s’agit de la location de plus d’une trentaine de véhicules, dont près de la moitié sont des gammes de luxe, révèle Assaba. Les inspecteurs cherchent à déterminer si les règles de concurrence ont été respectées, alors que des indications suggèrent que certains dirigeants de ces institutions auraient investi, via des proches, dans des sociétés de location pour récupérer ces marchés publics.
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Cette dérive s’appuie sur une tendance administrative récente privilégiant la location plutôt que l’acquisition, option initialement encouragée pour réduire les coûts. Cependant, pour contourner les procédures strictes d’achat ou d’appels d’offres publics, certaines institutions divisent les contrats en plusieurs petits lots, facilitant ainsi la signature d’accords directs avec des agences ciblées.
Les premiers contrôles de l’IGF ont révélé des liens troublants. Deux entreprises ayant remporté quatre contrats appartiennent à des individus liés par alliance aux dirigeants des établissements ciblés. De même, plusieurs contrats auraient été attribués à des membres de la famille d’un agent public, suggérant un système d’échange de faveurs pour éviter d’attirer l’attention.
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Ces dysfonctionnements interviennent dans un contexte budgétaire tendu. Le parc automobile de l’Etat, compte tenu des frais d’assurance et des salaires des chauffeurs, représente déjà une charge annuelle estimée à au moins 4 milliards de dirhams pour les finances publiques.