Face au paradoxe des « stands fantômes », la CAF ouvre les vannes
Cette mesure vise à contrer un phénomène qui entache le début du tournoi : le paradoxe des matchs affichés « complets » sur la billetterie en ligne, mais qui se jouent devant des sièges vides. L’exemple le plus frappant a été observé au Grand Stade d’Agadir. Lundi, lors d’Egypte-Zimbabwe, les hymnes ont résonné devant moins d’un millier de spectateurs, avant que l’ouverture des portes ne porte la fréquentation à plus de 28 000 personnes. Le scénario s’est répété mercredi pour Cameroun-Gabon, où le stade s’est progressivement rempli après le début du match.
Du chaos de la billetterie au « CAN populaire »
Cette stratégie d’ouverture tente de réguler une situation qui avait déjà provoqué des troubles à Rabat. Lors du match Algérie-Soudan, même si le match était officiellement « complet », le stade sonnait creux au coup d’envoi. Cette incohérence a donné lieu à des distributions sauvages de billets et à des heurts, notamment devant l’hôtel de la sélection algérienne, où les supporters se sont sentis humiliés par une organisation défaillante.
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Désormais institutionnalisée, cette gratuité différée est saluée sur les réseaux sociaux comme l’avènement d’un « CAN populaire ». Ce n’est cependant pas sans risques sécuritaires, provoquant par endroits des mouvements brusques de foule aux portes des enceintes. Une mesure d’urgence qui ne concerne évidemment pas les matches du Maroc, qui continuent de se jouer à guichets fermés dès l’échauffement.