vers la fin des grimates ?
Le débat sur la réforme des transports urbains revient sur le devant de la scène législative. Rachid Hamouni, président du groupe Progrès et Socialisme à la Chambre des représentants, a appelé le ministère de l’Intérieur à réviser d’urgence le dahir de 1963, jugé inadapté aux évolutions technologiques actuelles.
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Au cœur des revendications se trouve la restructuration du système d’agrément (grimates). Les parlementaires réclament une rupture avec la logique de recherche de rente via la mise en place de contrats d’exploitation à durée indéterminée, dont le loyer serait fixé par l’administration. La proposition comprend l’obligation pour les titulaires d’agréments multiples de constituer des sociétés structurées, garantissant ainsi la couverture sociale des conducteurs.
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Sur le volet numérique, source de frictions majeures caractérisées par des saisies de véhicules et des poursuites pour « transport non autorisé », le groupe parlementaire propose une solution protectionniste. Il suggère le lancement d’une application nationale unifiée, exclusivement réservée aux taxis de première et deuxième catégories, excluant de facto les plateformes non autorisées actuelles.
Le projet de réforme insiste également sur la professionnalisation de la profession : conditionner l’octroi de la « licence de confiance » à un niveau minimum d’études et de formation continue. A l’approche des grands événements internationaux que le Royaume s’apprête à accueillir, cette modernisation vise également à accélérer la transition écologique du parc vers des véhicules hybrides ou électriques.