le poisson des pauvres est devenu un luxe
Traditionnellement considérée comme la principale source de protéines des ménages modestes, la sardine a atteint des sommets de prix ce dimanche 15 février. Cette brusque envolée suscite l’incompréhension et l’étonnement des consommateurs, soudain privés d’un produit phare sur la table de rupture de stock à quelques jours du mois sacré.
Cette crise des prix résulte d’une baisse drastique de l’offre sur les marchés nationaux. L’assèchement des stalles est directement lié à l’application stricte du repos biologique, mesure gouvernementale visant à préserver la reproduction des espèces pélagiques. La situation a été aggravée par de fortes houles sur le littoral, obligeant la flotte côtière et artisanale à suspendre ses sorties pour des raisons de sécurité.
Flambée des prix de la sardine : une pénurie aux multiples facteurs
Pour combler ce déficit, les commerçants se tournent généralement vers les stocks de poisson congelés. Cependant, la baisse significative de ces réserves d’urgence a accentué le déséquilibre entre une offre anémique et une demande en plein essor avant le Ramadan. Un tel contexte de rareté a mécaniquement ouvert la voie à la spéculation, propulsant les prix à des niveaux sans précédent.
Sur Bladi.net : Maroc : Le poisson du pauvre n’est plus
Avec la levée officielle du repos biologique ce dimanche, les regards se tournent désormais vers les ports. Le retour attendu des chalutiers devrait permettre de réapprovisionner les halles aux poissons dans les jours à venir. Toutefois, une stabilisation des labels reste conditionnée à l’amélioration de la météo et à l’abondance des premières captures.