Des achats immobiliers suspects révèlent un réseau international de blanchiment d’argent
Ce montage financier transfrontalier repose sur des transactions cachées. Les investisseurs maroco-espagnols financent leurs acquisitions, notamment dans le secteur du tourisme en Espagne, grâce aux liquidités fournies localement par les réseaux de trafic de drogue. Pour rembourser ces sommes au Maroc sans soupçon, ils procèdent à des achats immobiliers complexes, enregistrant souvent le bien au nom de tiers n’ayant aucun lien avec l’acheteur initial, rapporte Assaba.
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C’est justement cette manœuvre qui a éveillé les soupçons des notaires au Maroc. Face à des acquisitions dépassant le million de dirhams au profit d’inconnus, ces professionnels ont contacté l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF). Cet échange de données décisif entre l’ANRF et les contrôleurs financiers espagnols a permis de tracer les flux financiers et d’identifier les liens avec le crime organisé.
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Cette coopération transnationale témoigne de la stricte application de la loi marocaine 43-05 relative au blanchiment d’argent. Cela impose aux professionnels de l’immobilier et de la finance une obligation de vigilance et de déclaration immédiate pour bloquer l’économie souterraine.