pourquoi de telles différences à Casablanca ?
Sur les étals de Casablanca, l’offre étrangère s’étend des variétés irakiennes d’entrée de gamme aux variétés saoudiennes de prestige. Si les dattes d’Irak ou d’Egypte sont disponibles à des prix commençant à 25 dirhams le kilo, les références premium comme la Saudi Ajwa peuvent atteindre 220 dirhams. « Il y a ceux qui veulent de la qualité et paient plus cher, et ceux qui recherchent des prix bas entre 20 et 40 dirhams », résume un commerçant de Derb Mila interrogé par Le Matin.
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Malgré cette pression internationale, le « made in oasis » conserve une place centrale grâce au Mejhoul marocain, véritable standard du marché. Prisée pour sa texture et son calibre, la production nationale reste la plus recherchée par les fidèles malgré des prix variant de 60 à 180 dirhams. Cette année, la filière locale bénéficie d’une récolte en hausse, portée par une météo favorable dans les zones de production.
Pour stabiliser ce marché volatil, les autorités réglementent strictement les importations afin de protéger le flux des stocks locaux. Cependant, la persistance des coûts de transport et d’emballage empêche une baisse significative des prix de détail. Le marché reste ainsi dépendant d’un équilibre fragile entre la valorisation du produit national et la préservation du pouvoir d’achat des ménages en période de forte consommation.
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Au-delà de l’arbitrage financier, la datte reste le pivot spirituel et nutritionnel de la rupture du jeûne. Cette tradition prophétique, ancrée dans les habitudes de millions de Marocains, répond à un besoin physiologique de réhydratation et d’apport énergétique immédiat. Consommé avec modération, le fruit permet de compenser la fatigue de la journée tout en célébrant un héritage culturel indissociable du mois sacré.