Le consommateur marocain est-il le premier responsable des « prix élevés » ?
Selon la Fédération marocaine des droits des consommateurs, cette flambée des prix n’est pas une fatalité économique, mais un « phénomène habituel » déclenché par un comportement irrationnel. Selon l’organisation, la cause principale est la ruée inacceptable des acheteurs vers des quantités de marchandises bien supérieures à leurs besoins réels, créant ainsi un déséquilibre artificiel entre l’offre et la demande.
Sur Bladi.net : Maroc : alerte hausse des prix du pain
Cette forte pression sur les marchés permet à certains intermédiaires et spéculateurs de doubler les prix au détail alors que les prix restent raisonnables sur les marchés de gros. Le président de l’Association marocaine de défense des droits des consommateurs souligne que « l’agriculteur et le consommateur sont les victimes de cette chaîne », le premier vendant à des prix ridicules tandis que le second paie un prix élevé.
Sur Bladi.net : Maroc : le prix du café pourrait bientôt exploser
La situation est aggravée par des facteurs climatiques, notamment les récentes inondations à Ksar El Kebir. Ces intempéries ont endommagé de vastes zones agricoles, réduisant l’offre de certains légumes dans les rayons. Cette faible offre, combinée à une demande saisonnière explosive pour des produits spécifiques comme le céleri, a favorisé l’exploitation commerciale dans plusieurs villes, dont Tanger.
Face à ce constat, les associations appellent à une transition vers une consommation plus responsable pour lutter contre le gaspillage, notamment celui du pain. Ils estiment qu’un contrôle efficace ne doit pas être seulement saisonnier mais « continu et régulier tout au long de l’année ».