Une circulaire pour mettre fin aux « anomalies » dans les mosquées marocaines
Le ministre des Habous et des Affaires islamiques a convoqué les délégués régionaux pour s’assurer de la conformité absolue des prédicateurs aux constantes religieuses du pays. Les imams doivent désormais utiliser uniquement les sermons préparés par le Conseil supérieur des oulémas, considéré comme la base de la directive nationale. La note ministérielle exige également le maintien de traditions liturgiques spécifiques, comme la lecture collective du Coran après l’office et les invocations communes, pour garantir la cohésion spirituelle de la communauté.
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L’accent est mis sur la préservation du rite malékite et des codes vestimentaires propres au Royaume. Les agents du culte sont tenus de porter des vêtements traditionnels, dont la djellaba et le selham, tout en respectant scrupuleusement les règles de récitation selon la lecture de Warsh. Cette directive s’appuie sur le guide officiel de l’imam, document de référence dont l’application est désormais étroitement surveillée à travers des rapports périodiques adressés aux autorités religieuses régionales.
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Cette réaction officielle intervient après l’identification de 1.313 infractions, notamment à Casablanca-Settat, concernant des postures de prière non traditionnelles et des négligences dans l’appel à la prière. Le ministère dénonce également l’abandon de certaines coutumes liturgiques et l’adoption de tenues considérées comme étrangères à l’identité marocaine. Pour combler ces lacunes, des programmes de sensibilisation et des formations à la prise de parole en public seront prochainement déployés auprès des personnels religieux concernés.