le rôle du Maroc au cœur du démantèlement des réseaux criminels
Le décryptage de plus d’un demi-milliard de messages a mis en lumière un mode opératoire calqué sur celui des multinationales. Les enquêteurs ont ainsi pu établir, preuves matérielles à l’appui, que les réseaux criminels exploitant les ports européens dirigeaient leurs activités depuis l’étranger. Le Maroc est explicitement identifié comme l’une des bases arrière stratégiques d’où les sponsors supervisaient le trafic international.
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Face à cette menace délocalisée, la Belgique a intensifié sa réponse diplomatique et policière en renforçant sa coopération internationale. Des officiers de liaison ont été spécifiquement déployés au Maroc pour retrouver les suspects et faciliter la coordination des enquêtes transfrontalières. Cette stratégie vise à briser l’impunité des chefs de cartels qui contrôlent les expéditions de drogue vers le port d’Anvers depuis le territoire marocain.
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Sur le plan judiciaire, le bilan de ces cinq années d’exploitation des données SKY est massif, avec près de 5 000 suspects identifiés et plus de 1 200 condamnations fermes. Malgré la saisie de 224 millions d’euros, les autorités préviennent que la lutte contre cette « mafia » parasitaire est loin d’être terminée. Les réseaux criminels s’adaptent rapidement aux nouvelles technologies, ce qui rend indispensables des investissements technologiques constants et des partenariats stratégiques durables.