des entrepreneurs visés par des transferts illicites
Les enquêteurs de la « police des changes » ciblent des opérations de transfert de capitaux d’une valeur totale d’environ 5 milliards de dirhams. L’enquête concerne cinq entrepreneurs opérant dans l’import-export et l’intermédiation commerciale entre le territoire national et le Portugal. Certains d’entre eux bénéficient de la nationalité portugaise ou de cartes de séjour obtenues après avoir créé leur entreprise avec l’aide d’entreprises locales.
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Les enquêtes révèlent un système complexe de manipulation de la valeur des factures d’exportation visant à « gonfler les bénéfices et à leur donner une apparence de légitimité ». Ces fonds, une fois blanchis et après paiement des obligations fiscales, étaient transférés vers des comptes situés dans des paradis fiscaux et des zones franches. Les autorités examinent de près le recours aux transactions commerciales pour légitimer des flux de trésorerie d’origine inconnue, rapporte Hespress.
Pour étayer ces soupçons, les agents marocains s’appuient sur les données fournies par leurs homologues européens de contrôle et collaborent avec l’Autorité nationale de renseignement financier. Le contrôle des documents d’import-export a déjà renforcé les indices de culpabilité concernant ces réseaux financiers. Les enquêteurs envisagent désormais de soumettre plusieurs entrepôts et sièges sociaux au Maroc à des contrôles directs sur le terrain.
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Parallèlement à ces cas de fraude, la circulaire générale d’instructions de change 2026 a introduit de nouvelles facilités pour les investisseurs réguliers. Les indemnités de déplacement ont été portées à un million de dirhams pour les entreprises ne disposant pas de comptes en devises. Le contrôle reste cependant strict sur les dossiers suspects : l’Office des changes exige désormais des comptes précis sur le sort des transferts passés et les sommes rapatriées par les hommes d’affaires surveillés.