Ali Larijani affirme qu’Iran a capturé des soldats américains, les États-Unis démentent
Iran affirme avoir capturé des soldats américains, Washington dément
Larijani affirme que l’Iran a capturé des soldats américains depuis le début du conflit; Washington dément. Les pertes humaines et les tensions augmentent. (153 caractères)
Déclaration d’Ali Larijani sur des captures
Ali Larijani, chef du Conseil de sécurité nationale iranien, a publié le 7 mars une série de messages affirmant que l’Iran avait fait prisonniers plusieurs soldats américains depuis le début de la guerre. Selon son message diffusé sur la plateforme X, des soldats auraient été capturés, tandis que, d’après lui, les autorités américaines chercheraient à cacher ces détentions en déclarant les soldats « tués au combat ». Larijani a assuré que la vérité ne resterait pas cachée indéfiniment.
Démentis et réponses militaires américaines
Les autorités militaires américaines ont rapidement rejeté ces allégations. Le capitaine de la marine Tim Hawkins a qualifié les déclarations iraniennes de mensonges destinés à tromper l’opinion publique. Un porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM) a repris ce démenti en déclarant que les assertions du régime iranien étaient fausses et conçues pour propager la désinformation. Les faits rapportés par Washington insistent sur l’absence d’information confirmant des captures de soldats américains.
Chronologie des frappes et bilan des militaires tués
Le conflit a débuté le 28 février, après une attaque conjointe des États-Unis et d’Israël, et a rapidement provoqué des ripostes. Au moins six membres des forces armées américaines ont été tués le 1er mars lors d’une frappe de drone iranien sur un port du Koweït. L’armée a identifié les militaires décédés comme Declan Cody, Jeffrey O’Brien, Cody Khork, Noah Tietjens, Nicole Amor et Robert Marzan. Les corps ont été rapatriés aux États-Unis et une cérémonie de transfert digne a eu lieu à la base aérienne de Dover. L’événement a été commenté publiquement par le président Donald Trump, qui a qualifié la journée de « très triste » tout en se déclarant optimiste quant à l’avancement de la campagne militaire.
Bilan civil et accusations croisées sur des frappes
Les agences iraniennes ont publié des bilans humains élevés : l’agence Tasnim a rapporté qu’environ 1 332 personnes avaient été tuées depuis le début du conflit, incluant près de 180 enfants tués lors d’une frappe visant une école à Minab, dans le sud-est de l’Iran. Une analyse du New York Times suggère que l’école a été touchée par une frappe américaine, tandis que le président Trump a accusé l’Iran lors de déclarations publiques. Ces accusations croisées illustrent la difficulté de parvenir à des constats indépendants et alimentent la confusion sur le terrain et dans la communication officielle.
Déclarations de la Maison Blanche et perspectives opérationnelles
La présidence américaine a qualifié la campagne militaire « Opération Epic Fury ». Le président Trump, présent entre sa résidence en Floride et la base de Dover, a indiqué ne pas exclure l’envoi de troupes au sol en Iran, refusant de s’engager formellement pour ou contre lors d’une interview au New York Post. Le secrétaire à la Défense et d’autres responsables ont averti que le nombre de victimes américaines pourrait augmenter, et que le conflit pourrait durer plusieurs semaines selon les estimations avancées par l’administration, qui évoque une durée possible de quatre à cinq semaines.
Réactions politiques et divisions au sein de la base conservatrice
La guerre a provoqué des divisions au sein de la base MAGA et parmi les figures conservatrices pro-Trump. Des personnalités comme Megyn Kelly ont exprimé leur étonnement et leur désapprobation face à une nouvelle offensive militaire. L’ancienne députée Marjorie Taylor Greene a accusé l’administration de trahir les promesses de campagne axées sur le non-interventionnisme et la priorité aux intérêts américains. Ces critiques mettent en lumière un malaise croissant parmi certains électeurs conservateurs qui avaient soutenu la promesse de « pas de guerres sans fin ».
Opinion publique américaine et rejet du conflit
Un sondage mené par NPR, PBS et le cabinet Marist auprès de 1 591 adultes a montré que 56 % des personnes interrogées désapprouvaient le conflit. Les analystes de l’opinion relèvent que la guerre est largement impopulaire et que la majorité des Américains perçoit le conflit comme difficilement soutenable en termes de pertes humaines potentielles. Ce rejet public crée une pression politique sur l’administration et nourrit les débats au Congrès et dans les médias.
Le maintien d’informations contradictoires — allégations iraniennes de captures, démentis américains, bilans civils tragiques et déclarations présidentielles variables — accroît l’incertitude autour de l’évolution du conflit et des décisions stratégiques à venir.