Iran : consensus majoritaire de l’Assemblée des experts pour le successeur de Khamenei
L’Assemblée des experts affirme avoir choisi un successeur à Khamenei malgré des menaces
L’Assemblée des experts iranienne dit avoir désigné un successeur à Khamenei après un consensus majoritaire, alors que des menaces israéliennes compliquent la procédure.
L’organe chargé constitutionnellement de nommer le guide suprême d’Iran annonce qu’il a atteint un large consensus pour désigner le prochain dirigeant après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei. Les responsables qui ont pris la parole indiquent cependant que des obstacles procéduraux subsistent et que la situation sécuritaire empêche, pour l’instant, une formalisation publique complète de la décision.
Consensus majoritaire annoncé par l’Assemblée
Un membre de l’Assemblée des experts a déclaré que l’organe clérical avait obtenu une opinion majoritaire en faveur d’un candidat unique. Les responsables parlent d’efforts intenses pour identifier et convenir d’un nom et indiquent qu’une “opinion décisive et unanime” a été recherchée avant toute décision finale. Selon les déclarations publiques, la majorité de l’assemblée aurait atteint un accord, mais des formalités internes restent à trancher avant un vote définitif.
Contexte de l’assassinat et de la crise régionale
L’ayatollah Ali Khamenei, qui dirigeait l’Iran depuis 37 ans, a été tué le 28 février lors d’une frappe attribuée à une coalition américano-israélienne contre Téhéran. Son décès a plongé le pays dans une période d’instabilité politique et d’inquiétude au plan régional. L’élimination du guide suprême a intensifié les tensions et déclenché une spirale d’incidents militaires et de menaces entre acteurs étatiques, rendant la transition de pouvoir particulièrement délicate.
Menaces contre les responsables de la sélection
L’armée israélienne a lancé un avertissement explicite visant les membres qui participeraient au processus de sélection du nouveau guide suprême, indiquant qu’ils pourraient être ciblés s’ils prenaient part à la réunion de nomination. Cette mise en garde a contribué à compliquer la tenue de réunions en personne et à agrandir le champ des risques pour les responsables politiques et religieux impliqués. Face à ces menaces, certains élus de l’Assemblée estiment qu’une réunion physique est irréalisable dans les conditions actuelles.
Divergences sur la procédure de vote
Des membres de l’Assemblée ont rapporté un désaccord sur la modalité finale de la décision, notamment sur la nécessité d’une réunion en personne pour valider le choix face à la possibilité d’adopter une procédure à distance. Plusieurs responsables ont estimé que la précipitation serait nuisible et ont plaidé pour respecter certaines étapes institutionnelles, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité d’une décision rapide pour garantir la continuité du pouvoir. Les discussions ont porté également sur les garanties constitutionnelles et la manière d’interpréter les règles de l’Assemblée en période d’urgence.
Caractéristiques du successeur retenu et réactions publiques
Le candidat qui aurait été retenu aurait été choisi en partie sur la base d’un conseil laissé par le défunt guide, selon lequel le chef suprême devrait être “haï par l’ennemi” plutôt que loué par lui. Cette ligne de sélection reflète une conception du pouvoir fondée sur l’opposition aux adversaires externes. Des commentaires publics récents ont aussi souligné que des figures proches du cercle familial du défunt ont été évoquées, mais certains acteurs internationaux ont qualifié certains noms d’inacceptables, contribuant ainsi à la controverse entourant la désignation.
Les déclarations des responsables de l’Assemblée insistent sur la volonté d’agir rapidement pour apaiser l’opinion publique nationale. Plusieurs membres ont exprimé l’espoir que la décision finale satisfera les Iraniens “le plus tôt possible” et ont condamné tout retard prolongé dans l’élection du nouveau guide.
La situation demeure fluide, entre l’annonce d’un consensus interne et les contraintes imposées par des menaces extérieures et des divergences de procédure. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si l’Assemblée parviendra à formaliser le choix par un vote final, si elle optera pour une validation à distance, ou si de nouvelles tensions extérieures viendront retarder davantage le processus.