Attaques américano-israéliennes en Iran : 1 255 morts et dizaines d’établissements de santé endommagés
Attaques aériennes en Iran : 1 255 morts, plus de 12 000 blessés et dégâts majeurs aux hôpitaux et dépôts pétroliers
Iran: 1 255 morts, plus de 12 000 blessés après des frappes aériennes. Hôpitaux et dépôts pétroliers endommagés, autorités lancent un avertissement sanitaire.
Le vice-ministre iranien de la Santé, Ali Jafarian, a déclaré lundi 9 mars 2026 que les récentes frappes aériennes, attribuées aux forces américaines et israéliennes, ont fait au moins 1 255 morts et plus de 12 000 blessés à travers l’Iran. La majorité des victimes sont des civils, selon ses déclarations, et les âges recensés vont de huit mois à 88 ans. Les attaques ont en outre provoqué des incendies massifs dans plusieurs dépôts et raffineries, libérant d’épaisses fumées sur la capitale et déclenchant des alertes sanitaires.
Bilan provisoire des victimes
Le bilan communiqué par le vice-ministre fait état de 1 255 personnes tuées, dont environ 200 enfants et 11 professionnels de santé. Plus de 12 000 personnes ont été blessées, la plupart souffrant de brûlures ou de traumatismes liés à des écrasements. Les autorités sanitaires ont précisé que ces chiffres sont provisoires et susceptibles d’évoluer en raison des opérations de secours toujours en cours et des régions encore difficiles d’accès.
Dommages aux infrastructures de santé
Selon les déclarations officielles, une trentaine d’établissements cliniques ont subi des dommages, dont dix ont dû fermer. En complément, 52 centres de santé, 18 sites de services d’urgence et 15 ambulances ont été détruits ou rendus hors d’usage. Ces dommages réduisent fortement la capacité de soins d’urgence et compliquent l’évacuation et la prise en charge des blessés, aggravant le risque de pertes humaines supplémentaires.
Incendies dans les dépôts et raffineries
Les frappes ont touché plusieurs installations pétrolières à travers Téhéran : l’entrepôt d’Aghdasieh au nord-est, la raffinerie du sud de la capitale et le dépôt de Shahran à l’ouest. Ces attaques ont déclenché d’importants incendies et pans de fumée noire visibles sur une grande partie de la ville. Les explosions ont également été signalées dans d’autres localités, y compris Qom. Les autorités militaires israéliennes ont déclaré qu’elles visaient des installations de stockage utilisées prétendument pour alimenter des infrastructures militaires, mais le vice-ministre a souligné que les sites visés affectent largement des zones civiles et industrielles.
Alerte sanitaire et recommandations aux habitants
Les autorités sanitaires ont mis en garde contre des risques respiratoires accrus pour les populations, en particulier pour les enfants et les personnes âgées. L’épaisse fumée et les émanations provenant des réservoirs en combustion peuvent provoquer des irritations, des troubles respiratoires et des aggravations de pathologies chroniques. Le vice-ministre a conseillé aux habitants de rester chez eux, de fermer portes et fenêtres et de limiter les sorties. Des avertissements concernant des pluies acides et une contamination durable des sols ont également été émis, indiquant un impact environnemental potentiellement long terme.
Portée géographique et impact civil
Les autorités iraniennes rapportent que plus de 200 villes ont été touchées depuis le début des hostilités le 28 février 2026. Les impacts touchent aussi bien des zones résidentielles que des infrastructures civiles et industrielles. Le fort nombre de victimes civiles soulève des questions sur le ciblage et la protection des populations non combattantes. Les services de secours locaux, déjà mis à rude épreuve, peinent à couvrir l’ensemble des zones affectées.
Perspectives militaires et risques d’escalade
Des officiels américains et israéliens estiment que le conflit pourrait se prolonger pendant plusieurs semaines, voire plus d’un mois, faute de voie évidente vers une désescalade rapide. Les experts militaires notent l’absence de solutions diplomatiques immédiates et avertissent d’un risque d’intensification si les frappes se poursuivent ou si de nouvelles ripostes interviennent. La combinaison d’attaques sur des infrastructures sensibles et des dommages civils soulève des inquiétudes internationales quant à l’extension humanitaire et environnementale du conflit.
La situation reste volatile et les chiffres communiqués par les autorités sanitaires sont susceptibles d’être révisés. Les priorités urgentes identifiées sont l’acheminement d’aide médicale, la remise en service des capacités d’urgence et la protection des populations exposées aux fumées et à la pollution.