Motsepe annonce la CAN à 28 équipes, litige Sénégal-Maroc renvoyé au TAS
La CAF élargit la CAN à 28 équipes et renvoie le différend Sénégal–Maroc au TAS
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé une réforme du format de la Coupe d’Afrique des nations en élargissant le tournoi à 28 équipes et a confirmé que le différend lié à l’attribution du titre 2025 entre le Sénégal et le Maroc sera examiné par le Tribunal arbitral du sport.
La CAF a validé lors d’une réunion de son comité exécutif au Caire une modification significative du format de la Coupe d’Afrique des nations, qui passe de 24 à 28 équipes. Cette décision vise à offrir une plus grande représentation continentale et à accroître la compétition entre nations africaines. Le président de l’instance a également confirmé la tenue de la prochaine édition pluri-nationale en 2027, malgré des interrogations précédentes sur la capacité des pays hôtes à achever les infrastructures nécessaires dans les délais.
Annonce formelle de l’élargissement à 28 équipes
L’extension à 28 participants constitue la première réforme majeure du format depuis l’augmentation à 24 équipes entrée en vigueur en 2019. Le nouveau dispositif prévoit un plateau élargi destiné à intégrer davantage de sélections nationales et à diversifier les confrontations. La CAF n’a pas précisé lors de la déclaration publique la date exacte d’application de ce format : il reste à déterminer si la mesure prendra effet dès l’édition suivante ou lors d’un cycle ultérieur.
Structure sportive: sept groupes de quatre
Le format retenu répartit les 28 équipes en sept groupes de quatre nations. Cette configuration modifie l’équilibre des phases de poules et la méthode de qualification pour les phases à élimination directe. Les mécanismes de repêchage et le nombre d’équipes qualifiées pour les huitièmes ou les quarts devront être précisés par la CAF, qui doit encore publier le règlement technique détaillé. Les fédérations nationales attendent désormais les calendriers officiels et les critères de tie-break, de fair-play et de classement.
CAN 2027 confirmée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda
Le comité exécutif a aussi confirmé que l’édition 2027 se tiendra bien au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, infirmant les rumeurs de report liées à l’état des chantiers. Les trois pays co-hôtes ont, selon l’annonce, reçu l’aval de la CAF pour organiser la compétition, ce qui implique un calendrier de livraison des infrastructures et des engagements logistiques désormais contraignants. Le maintien de cette attribution marque une volonté de consolider l’organisation transfrontalière des grands événements footballistiques en Afrique de l’Est.
Litige autour du titre 2025: décision d’appel et recours au TAS
La conférence a également été l’occasion d’aborder la controverse née après la finale de 2025 opposant le Sénégal et le Maroc. Sur le terrain, le résultat avait été en faveur du Sénégal après prolongation; toutefois, une décision du jury d’appel de la CAF a modifié l’issue administrative du match en faveur du Maroc, provoquant un recours de la partie sénégalaise. Face à cette situation inédite, la CAF a annoncé qu’elle n’interviendrait pas dans l’arbitrage de cette décision et que le dossier était désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport. La procédure au TAS déterminera définitivement le bénéficiaire du trophée et les conséquences disciplinaires éventuelles.
Position officielle de la CAF et implications réglementaires
Le président de la CAF a réaffirmé la neutralité de l’instance et son engagement à respecter les règles internes et celles de la FIFA. Il a indiqué que, quelle que soit l’issue du recours devant le TAS, la décision de l’arbitrage serait acceptée et appliquée par la Confédération. Parallèlement, la CAF devra publier des précisions règlementaires pour encadrer le nouveau format à 28 équipes, notamment sur les quotas de qualifications, les calendriers internationaux et les exigences d’accueil pour les fédérations candidates.
La réforme du format et la gestion du litige montrent la tension entre ambitions d’expansion et nécessité de garantir la transparence juridique et sportive. Les fédérations nationales et les supporters attendent désormais des détails opérationnels et des calendriers clairs pour préparer les sélections et les infrastructures en vue des prochaines échéances continentales.