1er Mai au Maroc syndicats exigent hausse des salaires pour protéger le pouvoir d’achat
Manifestations du 1er mai 2026 : syndicats exigent hausses de salaires, retraites et réforme fiscale
1er mai 2026 : à Rabat, Casablanca et ailleurs, les syndicats exigent hausse des salaires, revalorisation des retraites et baisse de l’impôt sur le revenu.
Le 1er mai 2026, des rassemblements organisés à Rabat, Casablanca et dans plusieurs villes du Royaume ont remis au centre du débat public la question du pouvoir d’achat. Les principales centrales syndicales ont dénoncé le décalage entre la stabilisation macroéconomique affichée et l’amélioration encore trop limitée des conditions de vie des ménages. Les revendications portées par l’Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et l’Organisation démocratique du travail (ODT) ont principalement ciblé les salaires, les pensions et la fiscalité des revenus.
Manifestations dans les grandes agglomérations
Les rassemblements se sont déroulés simultanément dans les centres urbains, avec des cortèges et meetings organisés par les syndicats. Les interventions ont mis en avant la persistance d’un pouvoir d’achat en berne malgré des indicateurs macroéconomiques plus favorables ces dernières années. Les militants ont rappelé que les gains macroéconomiques doivent se traduire par des améliorations tangibles pour les salariés, les retraités et les familles.
Revendiations salariales, pensions et allocations familiales
Au cœur des revendications figurent une augmentation générale des salaires, la revalorisation des pensions et une hausse des allocations familiales. Les syndicats ont demandé des mécanismes d’ajustement périodique des revenus en fonction de l’évolution du coût de la vie afin d’éviter l’érosion des revenus face à la hausse des prix. Les appels incluent également une meilleure protection des retraités et des mesures spécifiques pour les catégories les plus vulnérables.
Demandes de réformes fiscales et réduction de la TVA sur certains biens
Plusieurs centrales ont réclamé une réduction de la pression fiscale pesant sur les revenus, ainsi qu’un allègement de la fiscalité indirecte sur des produits de consommation courante. L’ODT a explicitement demandé une révision de l’échelle de l’impôt sur le revenu (IR) pour renforcer l’équité fiscale. Ces demandes visent à augmenter le pouvoir d’achat par des mesures à la fois directes (hausses de salaires, pensions) et indirectes (baisse d’impôts, réduction de la TVA sur l’essentiel).
Mise en œuvre des accords sociaux signés
Les mobilisations ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des engagements issus des accords sociaux signés ces dernières années. Les syndicats ont exprimé leur préoccupation quant au retard ou à la lenteur d’application de certaines dispositions, demandant que les textes négociés deviennent rapidement des mesures opérationnelles. La capacité à traduire les engagements en résultats concrets a été présentée comme un critère essentiel de crédibilité du dialogue social.
Priorités publiques réclamées : emploi, protection sociale et services publics
Au-delà des seules questions de revenus et de fiscalité, les organisations syndicales ont plaidé pour un recentrage des politiques publiques sur la création d’emplois productifs, la justice fiscale, une protection sociale effective et l’amélioration de la qualité des services publics — santé, éducation, logement et emploi. La CDT a appelé à un « nouveau pacte social » liant développement économique, justice sociale et renforcement démocratique, tandis que l’UGTM a mis en avant le rôle de l’inspection du travail pour garantir le respect des droits dans le secteur privé.
Les interventions syndicales ont également pointé des déséquilibres observés sur certains marchés et la nécessité d’une régulation plus efficace pour contenir les hausses excessives de prix. Ces demandes combinent des mesures conjoncturelles visant à soulager le pouvoir d’achat et des réformes structurelles destinées à améliorer la gouvernance économique et sociale.
Les manifestations du 1er mai 2026 ont ainsi servi de baromètre des attentes sociales : elles traduisent une pression persistante pour que la croissance et la stabilité macroéconomique aient un impact réel et visible sur le quotidien des citoyens. Les syndicats ont annoncé la poursuite de leur vigilance et la volonté de maintenir la mobilisation jusqu’à l’obtention de mesures concrètes répondant à leurs revendications.