Maroc : Des projets d’autoroutes stratégiques pour améliorer la connectivité nationale
La Maroc se dote d’un réseau autoroutier en pleine expansion
Le développement du réseau autoroutier marocain prend un nouvel essor avec la création d’infrastructures stratégiques pour connecter davantage les régions du pays. Depuis sa création, la Société nationale des routes du Maroc a mis en place un réseau de 1.800 kilomètres, se positionnant comme le deuxième en Afrique derrière celui de l’Afrique du Sud. De nouveaux projets ambitieux ont été annoncés pour renforcer cette infrastructure essentielle.
Rabat-Casablanca, le projet phare
Le projet le plus attendu est sans conteste l’autoroute continentale Rabat-Casablanca. S’étendant sur 60 kilomètres, cet axe reliera le contournement de Rabat à celui de Casablanca, facilitant ainsi le trafic entre ces deux grandes villes. Estimé à 6,5 milliards de dirhams, ce projet devrait désengorger l’une des autoroutes les plus fréquentées du Royaume. Ce développement fait partie d’un programme stratégique entre l’État et l’ADM, prévoyant un budget total de 12,5 milliards de dirhams pour divers projets de 2025 à 2032.
Renforcement de l’accessibilité urbaine
Outre l’amélioration des déplacements entre Rabat et Casablanca, le programme inclut des projets visant à améliorer l’accessibilité au Grand Stade de Casablanca et à rationaliser le corridor Rabat-Casablanca. Ces initiatives répondent à la nécessité de préparer le pays à accueillir plusieurs grands événements au cours des prochaines années, augmentant ainsi l’importance de la connectivité régionale.
L’axe Tit Mellil-Berrechid, première pierre angulaire
L’ouverture de l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, prévue pour le 27 novembre 2025, représente une première étape significative pour améliorer la circulation autour de Casablanca. Long de 30 kilomètres et construit pour un coût de 2,5 milliards de dirhams, ce projet relie déjà des axes essentiels reliant Casablanca à Marrakech et Berrechid à Béni Mellal.
Le projet Guercif-Nador se concrétise
À l’est, le chantier Guercif-Nador constitue un autre projet majeur en cours. Cette autoroute, reliant le port de Nador West Med au réseau national, vise à soutenir le développement de la région Orientale. Lancé avec un coût initial de 5,5 milliards de dirhams, le projet a vu des progrès notables, notamment le démarrage du premier tronçon de 36,7 kilomètres et l’achèvement de 80% du tronçon Driouch-Nador West Med. L’objectif annoncé est une mise en service complète d’ici 2028.
Un avenir prometteur avec Fès-Marrakech
Parmi les projets à venir, l’autoroute Fès-Marrakech est considérée comme l’un des plus structurants. Les études préparatoires ont débuté pour un axe d’environ 420 kilomètres, passant par des villes clés comme Meknès, Khénifra et Béni Mellal. Avec un coût estimé à près de 28 milliards de dirhams, ce projet pourrait réduire significativement les temps de trajet tout en intégrant mieux les régions de l’intérieur au réseau économique national.
Multiples projets en perspective
D’autres projets sont en phase de planification ou d’étude, notamment le contournement est de Safi, l’extension Agadir-Tiznit, ainsi que plusieurs axes reliant d’autres importantes villes du pays. Même si leur avancement varie, tous ces projets montrent clairement que le réseau autoroutier marocain ne se limite plus à relier les grandes métropoles côtières. Il vise désormais à renforcer la connectivité entre ports, régions intérieures et nouveaux pôles de développement, soulignant l’ambition du Maroc d’améliorer son infrastructure routière pour soutenir sa croissance économique future.