BMCE Capital Global Research anticipe chiffre d’affaires 2026 des cotées à 352 MMDH
BMCE Capital anticipe une hausse du chiffre d’affaires des sociétés cotées de 13,6% en 2026, portée par mines, banques et assurances
BMCE Capital prévoit une progression du chiffre d’affaires des cotées à 352 MMDH en 2026, avec un RNPG en hausse et un PER du Scope 40 en légère contraction.
Dans sa dernière publication, BMCE Capital Global Research anticipe une progression globale du chiffre d’affaires des sociétés cotées de 13,6% pour atteindre 352 milliards de dirhams (MMDH) en 2026. La capacité bénéficiaire consolidée du périmètre dit « Scope 40 » devrait croître de 9,7% à 49,7 MMDH, une dynamique toutefois atténuée par la non-récurrence d’un produit exceptionnel lié à l’affaire IAM/WANA. Une fois retiré cet élément non récurrent, la progression organique du résultat net part du groupe (RNPG) ressortirait proche de 13%, soutenue principalement par les secteurs des mines, des banques et des assurances.
Contribution des secteurs à la croissance bénéficiaire
La ventilation sectorielle des gains attendus montre une concentration marquée. Les mines devraient apporter la contribution la plus élevée, suivies par le secteur bancaire et, dans une moindre mesure, les assurances et le BTP. Cette structure reflète à la fois des effets de périmètre, des gains opérationnels et des éléments non récurrents.
Mines : effet année pleine et cessions d’actifs
Les activités minières représentent selon l’étude une contribution attendue de 48,1% à la hausse de la capacité bénéficiaire en 2026. BMCE Capital explique cette performance par l’effet année pleine des projets structurants entrés en production, un contexte de prix favorable pour certains métaux précieux et des gains non récurrents issus de la cession d’actifs miniers. Ces éléments combinés devraient compenser en partie la volatilité des marchés de matières premières.
Banques : PNB soutenu et gestion du risque maîtrisée
Les établissements bancaires contribueraient à hauteur de 42,5% à la progression de la capacité bénéficiaire. Le scénario repose sur un produit net bancaire (PNB) projeté en amélioration, une gestion rigoureuse des charges et une maîtrise du risque de crédit. Le rapport souligne que la normalisation progressive du coût du risque, après les phases prudentes de provisionnement post-Covid, permettrait d’améliorer les marges bancaires sans compromettre la solidité des bilans.
Financières et coût du risque : redressement progressif
Pour le segment des financières, la capacité bénéficiaire est attendue en hausse de 10,7% à 19,7 MMDH en 2026. Cette progression serait portée par une augmentation du PNB, des gains d’efficacité opérationnelle et une normalisation du risque. Le coût du risque moyen attendu reculerait à 1,1% contre 1,2% en 2025, traduisant une sortie progressive d’une phase de provisionnement particulièrement prudente.
Industries : chiffre d’affaires en hausse et impact d’IAM/WANA
Le secteur industriel verrait son chiffre d’affaires progresser de 16% à 246,2 MMDH en 2026, avec un RNPG en hausse de 7,7% à 27,7 MMDH. Le rapport cite spécifiquement Managem, SGTM et CMT comme principaux contributeurs à cette amélioration. En neutralisant l’impact exceptionnel lié à l’affaire IAM/WANA, la progression du RNPG industriel atteindrait environ 13,5%, témoignant d’une dynamique opérationnelle sous-jacente plus robuste.
Assurances et consolidation : effet périmètre significatif
Les assurances bénéficieraient d’une progression attendue de la capacité bénéficiaire de 28,5%, à 2,4 MMDH en 2026. Ce mouvement reflète en partie l’effet de périmètre attendu de la fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc, prévue en juillet 2026, ainsi que l’amélioration des ventes et des indicateurs techniques du secteur. Le BTP est également mentionné avec une contribution estimée à 11,4% de la hausse de la capacité bénéficiaire.
Dividendes, capitalisation et valorisation du Scope 40
BMCE Capital anticipe une augmentation de la masse des dividendes de 8,4% pour atteindre 27 MMDH en 2026, dans un contexte où la capitalisation boursière du périmètre devrait croître de 4,6% à 980 MMDH. Le Price Earnings Ratio (PER) du Scope 40 est projeté en légère baisse à 19,7x contre 20,7x en 2025, laissant entrevoir un potentiel de réévaluation (« re‑rating ») si les trajectoires bénéficiaires attendues se matérialisent.
Les perspectives restent conditionnelles : la non-récurrence d’éléments exceptionnels comme le produit IAM/WANA, la réalisation des projets miniers, la gestion du risque de crédit et l’évolution des prix des matières premières constituent des facteurs déterminants pour la matérialisation des scénarios présentés.