Détroit d’Ormuz : les États-Unis affirment disposer d’un accord assez solide avec l’Iran
Les États-Unis exigent un accord solide pour rouvrir le détroit d’Ormuz; négociations en cours et blocus persistent
Marco Rubio affirme qu’un accord « assez solide » pour rouvrir le détroit d’Ormuz est sur la table, tandis que Washington et Téhéran poursuivent des négociations fragiles et maintiennent des mesures de blocus et de contre-blocus.
Dans une déclaration à New Delhi le 25 mai 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que Washington chercherait soit un accord solide avec Téhéran pour mettre fin à la crise, soit qu’il agirait « d’une autre manière » si un tel texte n’était pas atteint. Les propos interviennent dans le contexte d’un conflit qui a débuté le 28 février et d’un cessez-le-feu observé depuis le 8 avril. Malgré les pourparlers, l’Iran continue de restreindre le trafic dans le détroit d’Ormuz et les États-Unis maintiennent le blocus de certains ports iraniens, créant une situation de tension continue en mer et dans les coulisses diplomatiques.
Annonce de Marco Rubio à New Delhi
Le secrétaire d’État a déclaré aux journalistes qu’il existait « une chose assez solide sur la table » concernant la possibilité de rouvrir le détroit d’Ormuz. Il a ajouté que les États-Unis obtiendraient soit un accord satisfaisant, soit envisageraient d’autres options si les négociations n’aboutissaient pas. Rubio a également indiqué qu’il ne fallait pas sur-interpréter des signes d’avancée immédiate, rappelant que le processus restait délicat.
Précisions de la position présidentielle
Le président des États-Unis a, la veille, tempéré les attentes en publiant un message indiquant que le blocus américain resterait en vigueur « pleinement » jusqu’à la signature et la certification d’un accord. Il a insisté sur la nécessité que les deux parties prennent le temps nécessaire pour conclure un texte solide et vérifiable, sans fixer de calendrier public strict.
État du cessez-le-feu et situation maritime
Un cessez-le-feu est en place depuis le 8 avril, mais les mesures sur le terrain et en mer demeurent contradictoires : l’Iran limite encore l’accès au détroit d’Ormuz pour la plupart des transports maritimes, tandis que les États-Unis maintiennent des restrictions sur certains ports iraniens. Cette double contrainte complique la reprise normale du trafic commercial et porte un risque permanent d’incident entre navires militaires et civils.
Points de négociation restants
Un haut responsable américain a décrit les principaux points encore en discussion : en échange d’une levée progressive du blocus naval américain, il est question que l’Iran accepte de se débarrasser en partie de son uranium hautement enrichi et de permettre la réouverture du détroit. Selon ce responsable, Téhéran aurait accepté « en principe » certains éléments du compromis, et le guide suprême aurait approuvé un cadre général. Aucune confirmation publique n’a toutefois été fournie par les autorités iraniennes sur la portée exacte de cet accord de principe.
Position iranienne et réactions internes
Du côté iranien, il n’y a pas eu de réponse immédiate aux déclarations américaines. Des voix internes ont toutefois souligné que les États-Unis continueraient d’entraver certains aspects d’un éventuel accord, rendant la progression des discussions plus complexe. Le flou demeure sur les garanties demandées par chaque partie et sur le calendrier précis des mesures, en particulier celles liées aux stocks nucléaires et aux garanties de sécurité maritime.
Analystes jugent l’accord incertain
Des observateurs externes estiment que les allers-retours diplomatiques rendent la signature d’un accord difficile à court terme. Ils relèvent que les négociations mêlent échanges privés et diplomatie publique, et que la validation d’engagements techniques — notamment le retrait ou la neutralisation de l’uranium hautement enrichi — exigera des vérifications détaillées et du temps. Tant que les modalités concrètes et vérifiables ne seront pas claires, la perspective d’un accord durable reste fragile.
Les discussions en cours montrent que l’échange envisagé — réouverture du détroit d’Ormuz contre levée du blocus naval américain, puis négociation des mesures nucléaires — est jugé plausible par certains responsables, mais dépendra de garanties techniques, d’un calendrier et d’un mécanisme de vérification acceptables pour les deux parties. Les prochaines étapes devraient inclure des consultations bilatérales et des rounds de médiation pour préciser ces éléments; jusqu’à ce qu’un texte soit signé, les navires commerciaux et navires militaires évolueront dans un cadre opérationnel marqué par la prudence et la tension.