HCP prévoit hausse de la production manufacturière au T2‑2026 malgré recul des phosphates
Industrie marocaine : production manufacturière en hausse prévue au T2‑2026, extraction en repli
Le secteur manufacturier anticipe une progression de la production au deuxième trimestre 2026, portée par l’agroalimentaire, la chimie, l’automobile et les équipements électriques, tandis que l’extraction de phosphates devrait peser sur l’ensemble.
Les entreprises industrielles prévoient une montée de l’activité dans plusieurs branches manufacturières au T2‑2026, contrebalancée par des reculs ciblés dans le papier‑carton et le textile. En parallèle, le secteur extractif anticipe une contraction de la production, principalement liée à la baisse de la production de phosphates, avec des conséquences attendues sur l’emploi. Le segment énergétique signale une hausse de la production d’électricité, de gaz et de vapeur, malgré une prévision de réduction des effectifs. Le bilan du premier trimestre 2026 témoigne d’une production manufacturière globalement stagnante, des carnets de commandes jugés normaux et d’un taux d’utilisation des capacités de production de 74 %.
Tendances prévues pour le secteur manufacturier au T2‑2026
Les chefs d’entreprise du secteur manufacturier s’attendent à une augmentation générale de la production au deuxième trimestre 2026. Les gains devraient provenir en premier lieu de l’industrie alimentaire, stimulée par la demande domestique et les segments d’exportation à forte valeur ajoutée. L’industrie chimique et la fabrication d’équipements électriques sont également citées comme moteurs de croissance, de même que la relance attendue dans la filière automobile. À l’opposé, la production dans les branches du papier et du carton et dans la confection textile devrait diminuer, exerçant un effet modérateur sur la progression globale.
Emploi et capacités : stabilité malgré des mouvements sectoriels
Sur le front de l’emploi, les industriels prévoient une stabilité des effectifs dans l’ensemble du secteur manufacturier pour le T2‑2026. Cette stabilité masque toutefois des mouvements distincts par sous‑secteur : certains segments en expansion (équipements électriques, chimie, automobile) pourraient recruter ponctuellement, tandis que d’autres, affectés par la contraction de l’activité, maintiendront ou réduiront leurs personnels. Le taux d’utilisation des capacités de production, qui s’établit à 74 % au premier trimestre, laisse une marge opérationnelle pour absorber une hausse d’activité sans investissements massifs immédiats.
Contraction annoncée dans l’industrie extractive liée aux phosphates
Le tableau est nettement moins favorable pour l’industrie extractive, où les entreprises anticipent une baisse de la production au T2‑2026. Ce recul est imputé principalement à une réduction de la production de phosphates, un élément central de l’activité extractive. Les responsables de ces unités prévoient également une diminution des effectifs employés, traduisant un ajustement de la main‑d’œuvre à la baisse d’activité. L’impact de cette contraction pourrait se répercuter localement sur les zones fortement dépendantes de l’extraction.
Énergie et environnement : production énergétique en hausse, activités environnementales stables
Le secteur énergétique devrait connaître une croissance de la production et de la distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et de climatisation au T2‑2026. Cette dynamique s’explique par des besoins croissants en électricité et par des opérations d’optimisation des réseaux de distribution. Malgré cette hausse de production, les entreprises énergétiques anticipent une réduction des effectifs, conséquence possible de gains de productivité ou de réorganisations opérationnelles. Parallèlement, les activités liées à l’environnement — captage, traitement et distribution d’eau notamment — devraient rester stables tant en termes de production que d’emplois.
Bilan du premier trimestre 2026 et signaux pour les trimestres à venir
Le premier trimestre 2026 a livré un bilan contrasté : la production manufacturière globale est restée stable, avec des hausses dans la chimie, la fabrication d’équipements électriques et l’habillement, compensées par des baisses dans l’automobile, les produits en caoutchouc et plastique et la métallurgie. Les carnets de commandes sont jugés à un niveau normal par les entreprises, l’emploi est demeuré stable et le taux d’utilisation des capacités s’est situé à 74 %. Ces indicateurs suggèrent une reprise mesurée au T2‑2026, dépendante de la tenue des marchés extérieurs et de l’évolution des secteurs extractif et énergétique.
Les perspectives pour le reste de l’année dépendront de l’évolution des marchés internationaux, des politiques sectorielles et des décisions d’investissement des entreprises : une montée soutenue de la demande extérieure et des stabilisations dans l’extraction pourraient renforcer la croissance manufacturière, tandis qu’un maintien de la contraction des phosphates limiterait l’impact positif attendu.