Rabat-Salé-Kénitra 2025-2026 : production céréalière estimée à 14 millions de quintaux, hausse de 25%
Rabat-Salé-Kénitra prévoit 14 millions de quintaux de céréales en 2025-2026, soit une hausse de plus de 25%
Rabat-Salé-Kénitra : production prévue de 14 M quintaux en 2025-2026 (+25%). Rendement 26 qx/ha sur 520 000 ha; modernisation et assurance climatique demandées.
La région de Rabat-Salé-Kénitra annonce une production attendue de 14 millions de quintaux de céréales pour la campagne 2025-2026, une progression supérieure à 25 % par rapport à la saison précédente. Les responsables régionaux attribuent cette hausse à des précipitations favorables, qui ont permis d’améliorer le rendement moyen des cultures, passé de 22 à 26 quintaux par hectare. Près de 520 000 hectares ont été consacrés aux céréales cette saison, selon les bilans présentés lors des réunions de suivi des opérations agricoles.
Production attendue et chiffres clés
La projection de 14 millions de quintaux représente un rebond sensible de la production céréalière régionale. Le rendement moyen observé — 26 quintaux par hectare — signale une amélioration des performances agronomiques, soutenue par de bonnes conditions hydriques sur une grande partie du territoire. La surface emblavée, évaluée à environ 520 000 hectares, confirme l’importance de la région pour l’approvisionnement national en blé et autres céréales de base.
Hausse liée aux précipitations et aux rendements
Les acteurs agricoles ont mis en avant le rôle déterminant des précipitations récentes qui ont favorisé les stades de croissance décisifs des céréales. Les réserves en eau et la répartition des pluies au cours de la période végétative ont permis de limiter les pertes par stress hydrique et de renforcer le potentiel des parcelles. Cette conjoncture climatique plus clémente a été citée comme l’un des principaux facteurs expliquant le passage du rendement moyen de 22 à 26 qx/ha.
Superficie cultivée et opérations de récolte
Avec près de 520 000 hectares cultivés, la région a engagé des opérations intensives de récolte, de stockage et de préparation à la commercialisation. Les responsables ont fait le point sur l’état des moissons, la disponibilité des équipements de collecte et les capacités de stockage, rappelant la nécessité d’un calendrier de récolte coordonné pour éviter les congestions et limiter les pertes après moisson.
Enjeux pour la sécurité alimentaire nationale
La céréaliculture dans la région de Rabat-Salé-Kénitra demeure un élément central de la sécurité alimentaire au Maroc. Une production en hausse contribue à stabiliser l’offre nationale et à réduire la pression sur les importations. Les autorités et les professionnels ont souligné que la consolidation de ces résultats est stratégique pour la disponibilité des denrées de base et pour la résilience des marchés locaux.
Contraintes économiques et climatiques
Malgré la bonne campagne, le secteur fait face à plusieurs contraintes structurelles. L’augmentation des coûts de production — intrants, carburant, transport — pèse sur la marge des exploitations. Parallèlement, le changement climatique reste une menace récurrente, avec des épisodes de sécheresse ou d’orages localisés susceptibles d’inverser les gains obtenus. La volatilité des marchés, qui affecte les prix à la sortie de la récolte, complique les perspectives de revenu pour les agriculteurs.
Appels à la modernisation et à la couverture des risques
Les professionnels présents ont réitéré leurs appels à une modernisation accélérée des pratiques culturales et à l’adoption de technologies innovantes (irrigation de précision, semences améliorées, outils de pilotage). Ils ont aussi demandé une meilleure couverture des risques climatiques, par des mécanismes d’assurance adaptés et des instruments de gestion des risques qui protègent les exploitations contre les aléas. La mise en place de solutions de stockage modernes et de filières de commercialisation structurées figure également parmi les priorités évoquées.
Les bilans de la campagne 2025-2026 dans la région de Rabat-Salé-Kénitra mettent en lumière un double enjeu : consolider les acquis liés à de bonnes conditions climatiques et renforcer la capacité du secteur à absorber les chocs économiques et environnementaux futurs. Les décisions prises dans les prochains mois en matière d’investissements, d’assurance et d’accompagnement technique seront déterminantes pour la pérennité des gains observés cette saison.