Transferts des MRE à 50,22 MMDH fin mai 2026 selon l’Office des changes
Les transferts des Marocains résidant à l’étranger dépassent 50,22 MMDH à fin mai 2026
Les transferts des MRE atteignent 50,22 MMDH à fin mai 2026, en hausse de 8,8% sur un an; le solde voyages s’établit près de 40 MMDH, en progression significative.
Les transferts de fonds envoyés par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 50,22 milliards de dirhams à la fin mai 2026, enregistrant une progression de 8,8% par rapport à la même période de l’année précédente, où ils s’élevaient à 46,16 milliards de dirhams. Cette hausse annuelle illustre la résilience et la dynamisation des envois de fonds, qui constituent une source importante de devises et de soutien des revenus domestiques.
Transferts des MRE en hausse à fin mai 2026
Les flux entrants ont poursuivi leur tendance haussière sur douze mois, portée par une combinaison de facteurs macroéconomiques et socioprofessionnels. L’augmentation de 8,8% traduit non seulement une remontée des montants moyens transférés, mais aussi un recours plus fréquent aux canaux officiels de transfert. Cette évolution intervient dans un contexte de reprise des échanges internationaux et de mobilité des personnes après plusieurs années de volatilité.
Détails chiffrés des recettes et dépenses liées aux voyages
Le solde de la balance « Voyages » s’est établi à près de 40 milliards de dirhams, soit une hausse de 19,4% sur un an. Cette performance s’explique par une augmentation des recettes liées aux voyages, qui ont atteint 53,76 milliards de dirhams, en hausse de 14,6%, tandis que les dépenses se sont limitées à 13,77 milliards de dirhams, une progression plus modeste de 2,7%. L’écart entre recettes et dépenses a ainsi contribué favorablement au solde extérieur courant.
Comparaison annuelle et facteurs explicatifs
La progression des transferts et le fort redressement du solde voyages reflètent plusieurs facteurs convergents : amélioration de l’emploi et des revenus à l’étranger pour une partie de la diaspora, retour progressif des mobilités touristiques et professionnelles, et renforcement des recettes touristiques. Par ailleurs, la modération des dépenses liées aux voyages peut résulter d’un ajustement des comportements de consommation à l’étranger ou d’une augmentation de la durée et de la dépense moyenne par visite.
Impacts sur la balance des paiements et les réserves
La hausse des transferts et l’excédent marqué de la balance voyages renforcent la capacité de financement externe du pays. Un apport net de devises de cette ampleur contribue à améliorer la position extérieure nette et peut soutenir les réserves internationales, la liquidité en devises et la stabilité du marché des changes. Ces flux offrent également un coussin face aux chocs extérieurs et réduisent potentiellement la pression sur la balance commerciale.
Risques et éléments à surveiller
Malgré les résultats positifs, plusieurs points méritent attention : la durabilité de l’augmentation des transferts dépend de la conjoncture économique dans les pays d’accueil de la diaspora, de l’évolution des taux de change et des politiques migratoires. De même, la capacité à maintenir un solde voyages élevé dépendra de la saisonnalité touristique, des prix internationaux et de la concurrence régionale. Les décideurs et acteurs économiques devront suivre aussi l’évolution des transferts informels et des canaux numériques, susceptibles d’affecter les statistiques officielles.
Les données récentes mettent en lumière une dynamique favorable sur les flux de revenus extérieurs et le secteur des voyages, renforçant les perspectives de financement externe. Un suivi rapproché des tendances macroéconomiques, des marchés internationaux et des comportements de la diaspora sera essentiel pour consolider ces gains et anticiper les risques potentiels.