Manor Solomon dénonce insultes et isolement à Villarreal, met en cause Ilias Akhomach
Manor Solomon décrit une expérience « humainement difficile » et des tensions lors de son passage à Villarreal
Manor Solomon qualifie son passage à Villarreal d’épreuve humaine: insultes, messages hostiles et tensions en vestiaire, évoquant un joueur marocain impliqué.
Manor Solomon a livré un témoignage dur sur son séjour à Villarreal, qu’il décrit comme une période marquée par l’isolement, des attaques personnelles et des tensions liées au contexte géopolitique. L’ailier international israélien a expliqué avoir ressenti dès son arrivée une absence d’encadrement rapproché, une accumulation de messages hostiles visant également sa famille, et des incidents lors d’un match à Séville où des supporters l’auraient agressé verbalement pendant l’échauffement. Il assure par ailleurs qu’un coéquipier marocain ne lui a pas serré la main après un but, une attitude qu’il associe aux tensions ambiantes.
Solomon décrit un isolement à Villarreal
Solomon dit avoir compris rapidement que son arrivée en Espagne avait été une erreur. Il compare l’organisation et l’accompagnement reçus à Villarreal à l’expérience qu’il avait eue en Angleterre, où il assure avoir bénéficié d’un suivi plus soutenu de la part des clubs. À Villarreal, il affirme n’avoir eu que « quelques interlocuteurs » réellement présents pour l’aider, ce qui l’aurait laissé dans un sentiment d’isolement professionnel et personnel. Selon ses dires, cet isolement a compliqué son intégration sportive et son quotidien hors du terrain.
Messages hostiles et menaces ciblant sa famille
Dès la signature avec le club espagnol, Solomon raconte avoir été submergé de messages hostiles. Il affirme avoir reçu des dizaines de milliers de messages visant non seulement sa personne mais aussi des membres de sa famille. Ces attaques numériques, selon lui, ont contribué à une pression psychologique importante. Le joueur explique que la nature et le volume des messages ont transformé l’expérience du championnat en une épreuve personnelle, au-delà des tensions strictement sportives.
Échauffement interrompu par des cris et des drapeaux à Séville
L’ailier signe un épisode concret lors d’un match à Séville: pendant son échauffement, il dit avoir été insulté par des ultras, qui brandissaient des drapeaux palestiniens et ont organisé une mise en scène visant Israël. Solomon rapporte que l’ambiance autour de la rencontre était clairement politisée et que les chants et gestes des supporters ont visé sa présence sur le terrain. Il décrit ce moment comme particulièrement choquant et comme un point culminant des pressions subies durant son passage en Liga.
Ambiance tendue dans le vestiaire
Au-delà des tribunes et des réseaux, Solomon affirme avoir perçu du malaise au sein du vestiaire. Il relate un épisode où un joueur marocain du club ne lui a pas serré la main et ne l’a pas pris dans ses bras lors d’une célébration de but. Le joueur n’a pas donné de nom dans son témoignage, mais la situation a été évoquée ultérieurement en lien avec l’international marocain Ilias Akhomach. Solomon présente cet acte comme révélateur d’une tension interpersonnelle qui a rendu plus difficile la cohésion d’équipe.
Impact sur la carrière et le quotidien du joueur
Solomon indique que ces facteurs ont pesé sur sa capacité à se concentrer et à performer. Il affirme que, en plus des aspects sportifs, les agressions verbales, les messages et l’absence d’un encadrement de proximité l’ont conduit à considérer son transfert comme une erreur. Ces éléments, selon lui, ont influencé son rapport au club et ses décisions professionnelles pendant cette période. Le récit met en lumière la manière dont des contextes externes et des enjeux géopolitiques peuvent affecter la vie quotidienne et la performance d’un joueur de haut niveau.
Questions sur l’accompagnement et la responsabilité des clubs
Le témoignage soulève des interrogations sur la responsabilité des clubs face aux joueurs exposés à des pressions personnelles et politiques. Solomon pointe une différence d’accompagnement entre ce qu’il a vécu en Angleterre et ce qu’il a ressenti en Espagne. Son récit pose la question du rôle des structures sportives pour protéger et soutenir des joueurs ciblés par des campagnes d’hostilité, ainsi que de la nécessité d’actions concrètes pour garantir la sécurité morale et physique des athlètes.
Le témoignage de Manor Solomon brosse le portrait d’une période difficile à la fois professionnellement et humainement. Il met en lumière des incidents précis et des ressentis personnels qui ont marqué son passage en Liga et soulève des questions sur la façon dont les clubs traitent les enjeux extra-sportifs affectant leurs joueurs.