Exportations marocaines à 211,41 MMDH à fin mai 2026, automobile dépasse 77 MMDH
Exportations marocaines : l’automobile dépasse 77 MMDH sur janvier‑mai 2026, croissance de 15,9%
Exportations marocaines fin mai 2026 : 211,41 MMDH. Automobile 77 MMDH (+15,9%), aéronautique en hausse; textile, électronique et phosphates reculent.
Les exportations marocaines se sont établies à 211,41 milliards de dirhams à fin mai 2026 (période janvier‑mai 2026), en hausse de 5,8% par rapport à la même période de 2025. Le principal moteur de cette progression est le secteur automobile, dont les ventes à l’étranger ont franchi le cap des 77 milliards de dirhams, soit une augmentation de 15,9%. D’autres secteurs présentent des trajectoires contrastées : l’aéronautique progresse de manière significative tandis que le textile, l’électronique et les phosphates enregistrent des reculs.
Bilan global des exportations à fin mai 2026
La valeur totale des exportations pour les cinq premiers mois de 2026 s’élève à 211,41 MMDH, reflet d’une croissance modérée de 5,8% sur un an. Cette évolution masque toutefois des dynamiques sectorielles divergentes : certains segments industriels connaissent des gains substantiels tandis que d’autres subissent des baisses marquées, entraînant une recomposition partielle de la structure des ventes extérieures.
Performance du secteur automobile
Le secteur automobile a enregistré une progression notable, avec des exportations dépassant 77 MMDH sur la période janvier‑mai 2026, en hausse de 15,9% par rapport à janvier‑mai 2025. Cette hausse est portée principalement par le segment “Construction”, qui a augmenté de 27,1% pour atteindre 31,30 MMDH, et par le segment “Câblage”, qui progresse de 12,2% pour atteindre 28,89 MMDH. Ces résultats témoignent d’une dynamique d’industrialisation et d’un renforcement des chaînes de valeur locales, en particulier dans les activités de sous‑traitance pour la construction automobile et le câblage.
Progression du secteur aéronautique
Le secteur aéronautique a vu ses exportations croître de 14,2%, à 13,85 MMDH sur la même période. Deux segments contribuent à cette hausse : l’assemblage, en hausse de 19,7%, et les systèmes de câblage électrique (EWIS), qui progressent de 3,6%. La montée des ventes aéronautiques reflète une demande soutenue des donneurs d’ordre internationaux et une montée en compétence des opérateurs locaux sur des productions à plus forte valeur ajoutée.
Secteurs en retrait et facteurs de repli
Plusieurs secteurs clés enregistrent des contractions significatives. Le textile et cuir recule de 9,1%, l’électronique et électricité baisse de 9,8% et les phosphates et dérivés diminuent de 11,2%. Ces replis peuvent tenir à des facteurs sectoriels comme la volatilité des marchés internationaux, des difficultés à retrouver des niveaux de production ante‑pandémie dans certains segments, ou des variations de prix et de demande sur les marchés de matières premières et de produits manufacturés.
Impact sur le commerce extérieur et la diversification
La progression globale des exportations masque un profil d’exportation encore concentré sur quelques grands secteurs industriels. Si l’automobile et l’aéronautique soutiennent la croissance, le recul de secteurs traditionnels tels que le textile et les phosphates souligne l’importance d’une stratégie de diversification et de montée en gamme. L’évolution des soldes commerciaux et l’impact sur la balance des échanges dépendront aussi de l’évolution des importations et des prix internationaux des matières premières.
Perspectives et défis pour la seconde moitié de 2026
À court terme, la trajectoire des exportations pour le reste de 2026 dépendra de la demande extérieure, des capacités de production locales et des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les secteurs performants devront maintenir leur compétitivité et sécuriser les approvisionnements tandis que les segments en recul devront adresser des enjeux de compétitivité prix, d’innovation et d’accès aux marchés. La montée en valeur ajoutée industrielle et la diversification des destinations d’exportation apparaissent comme des leviers prioritaires.
Les chiffres à fin mai 2026 montrent une économie exportatrice en mutation, portée par l’automobile et l’aéronautique mais fragilisée par le recul de branches historiquement importantes. Les prochains mois seront déterminants pour confirmer si la croissance observée se traduit en consolidation structurelle ou reste dépendante de quelques segments performants.