Rapport 2025 de la Fondation OCP vers une transformation durable des territoires
Fondation OCP : le rapport 2025 détaille une stratégie pour des transformations territoriales durables
Le rapport 2025 de la Fondation OCP présente ses actions en éducation, agriculture et entrepreneuriat, 95 731 bénéficiaires et une feuille de route pour 2030.
La Fondation OCP publie un rapport d’activité 2025 qui ne se contente pas d’énumérer des réalisations : il affirme une stratégie axée sur la cohérence des interventions pour produire des transformations durables des territoires. Le document pose comme postulat que la multiplication des initiatives n’est pas suffisante sans leur articulation en trajectoires reproductibles et mesurables, alignées sur les Objectifs de développement durable (ODD) et les critères ESG.
Un bilan chiffré 2025
Les indicateurs présentés témoignent d’un changement d’échelle. En 2025, la Fondation signale avoir accompagné 95 731 bénéficiaires dans 16 pays sur trois continents, dont 60 % de femmes. L’activité s’est traduite par 256 projets menés avec 116 partenaires institutionnels. Parmi les publics ciblés, 5 611 personnes en situation de vulnérabilité ont reçu un soutien global combinant soins, accompagnement psychosocial, accès à l’éducation et parcours vers l’autonomie. L’organisation s’appuie sur une équipe de 67 collaborateurs, a formé 5 181 personnes et accompagné 1 016 coopératives et associations pour renforcer les capacités des écosystèmes locaux.
Axes prioritaires : éducation et développement des compétences
L’éducation apparaît comme le premier levier d’action. Le rapport met en lumière la clôture de la deuxième phase du programme Écoles Parallèles, la participation au Congrès africain sur l’équité éducative et l’achèvement d’études diagnostiques sur les filières BTS. La Fondation a soutenu la restructuration des formations et l’accréditation d’une filière en maintenance électromécanique et hydromécanique, attribué 4 059 bourses d’excellence — dont 58 % à des jeunes filles — et poursuivi le programme Massarat. Ces mesures visent à renforcer l’employabilité et à structurer des parcours professionnels répondant aux besoins du marché.
Agriculture résiliente et enjeux climatiques
Le deuxième axe privilégie la résilience agricole et la préservation des écosystèmes. Les programmes soutenus couvrent la restauration des sols, l’agriculture régénératrice, l’analyse des sols, des projets communautaires de résilience et l’accompagnement des agriculteurs vers des pratiques durables. Le rapport mentionne également des initiatives liées aux crédits carbone agricoles et note plusieurs distinctions internationales obtenues en 2025, signe d’une reconnaissance croissante des approches mises en œuvre.
Appui à l’entrepreneuriat et accélération des start-up
L’entrepreneuriat constitue un pilier structurant. Le Moroccan Retail Tech Builder (MRTB), déployé avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), a accompagné une première cohorte de 31 start-up. Le dispositif vise désormais à soutenir 300 start-up en trois ans et à élargir son périmètre au Trade. D’autres initiatives — Moussanada Solidarité, Community Week Accelerator — renforcent l’écosystème local et l’innovation territoriale. Le Social Experience Program a mobilisé 437 étudiants, 115 associations et soutenu 134 projets, dont 34 réalisés en 2025.
Recherche, innovation et fonds DevTech25
La recherche complète l’architecture d’intervention. Le lancement du Fonds DevTech25 et la consolidation du Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation structurent un mécanisme de long terme : 24 fonds mobilisés, 35 partenaires institutionnels, plus de 160 bénéficiaires, 1 760 formations dispensées à 231 enseignants-chercheurs et 16 projets structurants. Le portefeuille de la Fondation comprend désormais 147 projets, dont 62 achevés, traduisant une montée en puissance des capacités nationales en R&D.
Partenariats stratégiques et gouvernance territoriale
Le modèle de la Fondation repose sur la co-construction. Universités, centres de recherche, institutions publiques, entreprises et organisations locales figurent parmi les partenaires mobilisés. L’Université Mohammed VI Polytechnique est identifiée comme un partenaire stratégique pour transformer la connaissance en solutions opérationnelles. Act4Community et SBU+ jouent un rôle d’interface entre initiatives territoriales, recherche et besoins du groupe OCP. Cette logique vise à structurer des modèles financés et gouvernés localement, favorisant la diffusion des savoirs, la digitalisation et l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les programmes.
La Fondation se projette vers 2030 avec cinq priorités : placer les communautés au centre de l’impact, renforcer les partenariats, faire de la connaissance un accélérateur d’innovation, promouvoir des modèles pionniers en éducation, entrepreneuriat, agriculture et recherche, et développer une organisation agile portée par la digitalisation, l’IA et le modèle de «Servant Leadership».
Le rapport 2025 met en avant une ambition claire : transformer les expérimentations en modèles reproductibles, mesurer l’impact et renforcer l’autonomie des territoires. La trajectoire annoncée combine montée en capacité humaine, structuration des écosystèmes et diversification des leviers — bourses, formation, accompagnement d’entreprises et financement de la recherche — pour assurer une transformation durable et alignée sur les ODD.