Rahul Gandhi arrêté à New Delhi lors des manifestations étudiantes contre Modi
Rahul Gandhi arrêté à New Delhi alors que les manifestations étudiantes « Cafards » s’intensifient
Rahul Gandhi arrêté à New Delhi lors d’un sit-in devant la résidence du Premier ministre; le mouvement étudiant «Cafards» s’étend malgré la répression.
La arrestation de Rahul Gandhi mardi soir à New Delhi a marqué une nouvelle escalade dans les manifestations du mouvement dit « Cafards », nées autour de revendications pour une réforme de l’éducation et une plus grande responsabilité gouvernementale. Gandhi a été appréhendé lors d’un sit-in organisé devant la résidence du Premier ministre; des images montrent des échanges violents entre manifestants et policiers et plusieurs personnes conduites au commissariat.
Arrestation de Rahul Gandhi lors d’un sit-in
Rahul Gandhi participait au rassemblement lorsqu’il a été emmené par les forces de l’ordre. Des images diffusées montrent des manifestants tentant de le protéger alors qu’il se trouvait à terre au moment de son interpellation. Sa sœur, Priyanka Gandhi, figure également parmi les personnes arrêtées au cours des opérations. Selon des témoins sur place, l’atmosphère est devenue rapidement chaotique lorsque la police a procédé aux arrestations.
Demandes de démission des dirigeants
Lors du rassemblement, Gandhi a réitéré ses appels à la démission du Premier ministre Narendra Modi, affirmant que la gestion actuelle avait « détruit l’avenir de la jeunesse indienne ». Il a aussi demandé le départ de responsables gouvernementaux dont le ministre de l’Intérieur et le ministre de l’Éducation, reprochant à l’exécutif son manque de responsabilité face à la crise et son refus d’engager un débat parlementaire sur la question.
Usage de la force et bilan des blessés
Les manifestations ont été confrontées à une intervention policière sévère. Des gaz lacrymogènes et des coups de matraque ont été employés lors de manifestations qui avaient rassemblé des milliers de personnes en direction du Parlement. La police a indiqué qu’environ 180 personnes avaient été blessées, dont 118 membres des forces de sécurité et 60 manifestants. Des vidéos largement partagées montrent des scènes de violence, des manifestants blessés et des échanges musclés avec les autorités, alimentant l’indignation publique.
Extension du mouvement « Cafards »
Initialement lancé comme une protestation satirique après un commentaire public décrivant la jeunesse comme des « cafards », le mouvement a rapidement dépassé son origine symbolique. De simples rassemblements étudiants, les manifestations ont gagné d’autres couches de la société — professionnels, familles et figures publiques — et investi des lieux emblématiques comme Jantar Mantar à New Delhi, où des milliers de personnes se sont réunies sous une forte présence policière. Les organisateurs affirment qu’ils resteront mobilisés tant que leurs demandes, notamment des réformes du système d’examen et une plus grande transparence, ne seront pas traitées.
Cas emblématique : la grève de la faim de Sonam Wangchuk
La mobilisation a pris un relief particulier après la grève de la faim menée par l’activiste Sonam Wangchuk, dont la protestation de plusieurs semaines est devenue un symbole du mouvement. Sa prise en charge par les autorités et son transfert à l’hôpital ont contribué à intensifier les manifestations et à accroître la visibilité nationale du mouvement « Cafards ».
Témoignages et détermination des manifestants
Sur le terrain, de nombreux participants affirment que la répression renforce leur détermination. Des étudiants présents ont déclaré qu’ils ne quitteraient pas les lieux tant que leurs revendications ne seraient pas entendues, invoquant la nécessité de garantir l’accès à une éducation équitable et de protéger l’avenir professionnel et personnel de leur génération. Les scènes de jeunes manifestants suppliant les policiers et d’autres tenant bon malgré la violence ont largement circulé, suscitant émotion et soutien dans divers milieux.
La situation reste tendue à New Delhi alors que le mouvement continue de s’étendre et d’attirer l’attention nationale. Les autorités ont maintenu une forte présence sécuritaire autour des sites de protestation tandis que les leaders de l’opposition et des figures publiques appellent à une réponse politique aux revendications étudiantes. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si le dialogue s’ouvrira entre le gouvernement et les manifestants ou si la confrontation se prolongera, avec le risque d’une polarisation accrue de l’opinion publique.