Attaque aérienne contre camions du PAM au Kordofan du Sud tue un chauffeur
Frappe aérienne contre un convoi humanitaire au Kordofan du Sud : un chauffeur tué
Le 3 octobre 2026, une frappe aérienne a touché un convoi humanitaire au Kordofan du Sud, tuant un chauffeur et aggravant la crise alimentaire et les risques pour les équipes d’aide.
Le 3 octobre 2026, un camion transportant une aide alimentaire clairement identifié a été frappé dans l’État du Kordofan du Sud, entraînant la mort d’un chauffeur. L’incident s’est produit alors que le convoi circulait entre deux localités sous contrôle des Forces armées soudanaises (SAF). Les responsables de l’attaque n’ont pas été identifiés et une demande d’enquête a été formulée par l’agence humanitaire chargée de la livraison.
Un chauffeur tué lors d’une frappe le 3 octobre 2026
La frappe a touché un des véhicules du convoi le samedi 3 octobre 2026, provoquant la mort immédiate du conducteur. Les véhicules impliqués portaient des marquages humanitaires et étaient engagés dans une mission de distribution alimentaire destinée aux populations civiles. Les équipes sur place procèdent à une évaluation des dégâts et à la sécurisation des autres camions du convoi.
Camions clairement identifiés comme humanitaires
Les camions frappés étaient marqués et reconnus comme véhicules d’aide, ce qui soulève des questions sur le ciblage et le respect des protections humanitaires en temps de conflit. L’agence qui gère la distribution a indiqué que les marques étaient visibles et que des procédures de convoyage conformes aux normes humanitaires avaient été respectées au moment de l’attaque.
Convoi frappé entre deux villes sous contrôle militaire
L’attaque est survenue alors que le convoi circulait entre deux localités contrôlées par les Forces armées soudanaises. Le trajet avait été planifié en prenant en compte les lignes de contrôle territoriales et les risques sécuritaires connus dans la région. Malgré ces précautions, le convoi a été atteint, illustrant la fragilité des passages humanitaires en zone de conflit actif.
Intensification des combats depuis fin 2025
La région du Kordofan du Sud est devenue un théâtre de combats accrus depuis la fin de 2025, avec des affrontements réguliers entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide (RSF). Ces combats ont transformé plusieurs portions du territoire en zones contestées, rendant dangereuses les opérations de secours et de transport de vivres. Les gains récents de l’armée dans certaines zones du nord contrastent avec le maintien du contrôle par les RSF sur d’autres secteurs, compliquant la sécurité des itinéraires humanitaires.
Usage croissant de drones et multiplication des attaques
Les deux parties au conflit ont intensifié l’utilisation de drones pour des frappes et des surveillances, augmentant le risque pour les civils et les infrastructures. Les attaques contre des villes et des axes routiers, notamment dans le Nord-Kordofan, sont devenues plus fréquentes et meurtrières. Cette évolution tactique accroît la vulnérabilité des convois et rend plus complexe la protection des personnels humanitaires.
Crise alimentaire et déplacements massifs
La guerre civile qui dure depuis avril 2023 a provoqué des déplacements forcés massifs et une crise alimentaire aiguë. Environ 14 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays depuis le début du conflit, et près de 19,5 millions d’habitants ont affronté des crises alimentaires aiguës lors de récentes évaluations. Plus de cinq millions de personnes font face à des pénuries alimentaires extrêmes et environ 135 000 personnes sont jugées à risque immédiat de famine si l’aide n’est pas maintenue et protégée.
L’attaque contre le convoi humanitaire souligne la fragilité des corridors d’assistance et les dangers auxquels sont exposés les travailleurs et les bénéficiaires. Une enquête indépendante a été demandée pour éclaircir les circonstances de la frappe et établir les responsabilités. La continuité des livraisons alimentaires reste essentielle pour éviter une aggravation des niveaux de malnutrition et des victimes civiles dans une région déjà profondément affectée par la guerre.