Ethiopian Airlines reprend vols vers Mekelle tandis que forces fédérales entrent dans Adwa
Forces fédérales éthiopiennes entrent à Adwa, les vols reprennent vers Mekelle
Ethiopian Airlines a repris les liaisons vers Mekelle le 11 octobre 2026 tandis que les forces fédérales entraient sans affrontement dans la ville d’Adwa, marquant un tournant dans les récents combats dans le nord du Tigré.
Le dimanche 11 octobre 2026, les forces fédérales éthiopiennes et des milices alliées sont entrées à Adwa sans affrontement, selon des témoignages locaux, quelques jours après la prise d’Adigrat par les mêmes forces. Ce mouvement intervient alors que les vols commerciaux entre Addis-Abeba et Mekelle ont été rétablis pour la première fois depuis le 23 septembre 2026, date à laquelle une alliance de plusieurs groupes armés a commencé à combattre et à s’emparer de l’aéroport de la capitale régionale du Tigré.
Entrée des forces fédérales à Adwa
Le déploiement des troupes dans Adwa, située à environ 40 km de la frontière érythréenne, s’est déroulé sans affrontement majeur apparent. Des habitants ont indiqué que les combattants du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) s’étaient retirés la veille, permettant l’entrée des forces fédérales et d’unités alliées. Bien que des positions aient été déployées dans la périphérie de la ville, certains résidents ont précisé que le centre-ville n’était pas encore totalement sécurisé par les nouvelles autorités militaires.
Impact sur la population locale et infrastructures
La population d’Adwa reste marquée par la peur et la paralysie de l’activité commerciale. De nombreux commerces sont fermés et les rues apparaissent désertes, ont signalé des témoins. Plusieurs habitants ont fait état de pillages touchant des institutions publiques, y compris des établissements de santé. Les perturbations des services et la fermeture des magasins compliquent l’accès aux soins et aux denrées de première nécessité pour les civils restés sur place.
Reprise des vols et situation à Mekelle
Ethiopian Airlines a repris, le 11 octobre 2026, les rotations aériennes entre Addis-Abeba et Mekelle, interrompues depuis le 23 septembre 2026. La reprise des liaisons commerciales suit la confirmation du retrait du TPLF de Mekelle et la prise de contrôle par les forces fédérales quelques jours plus tôt. À l’aéroport de Mekelle, des responsables politiques et sécuritaires ont été accueillis par des partisans, scène qui illustre la volonté officielle de rétablir l’ordre et les services civils dans la capitale régionale.
Attaques aériennes et bilans humains signalés
Des rapports font état d’une frappe par drone visant un hôtel à Adwa le 4 octobre 2026, événement qui aurait provoqué des blessures parmi plusieurs personnes, y compris du personnel de sécurité, et entraîné des évacuations vers des structures médicales. Les chiffres précisés par des témoins oscillent entre cinq et neuf blessés. Parmi les rumeurs circulant localement, certaines suggèrent la présence de hauts responsables au moment de l’attaque, mais ces éléments n’ont pas été confirmés de manière indépendante.
Déplacements politiques et déclarations publiques
Plusieurs figures politiques liées à la région du Tigré ont fait l’objet de mouvements visibles ces derniers jours. Un ancien dirigeant régional, aujourd’hui conseiller du gouvernement fédéral, s’est affiché publiquement à Mekelle et a prononcé des paroles appelant au changement tangible, promettant de dépasser le stade de l’espoir pour concrétiser des améliorations. Cette présence symbolique au milieu des opérations sécuritaires vise à marquer la reprise des services et le retour progressif de l’administration dans la ville.
Tensions diplomatiques et accusations régionales
L’administration fédérale a accusé plusieurs pays voisins de soutenir l’alliance rebelle. Khartoum et Le Caire ont rejeté ces accusations, et l’Érythrée a pris des mesures diplomatiques en rompant ses relations formelles avec Addis-Abeba à la suite des allégations, à la fin de la première semaine d’octobre 2026. Ces développements ont intensifié les tensions régionales et compliqué les perspectives d’une désescalade rapide, tandis que la communauté internationale observe de près l’évolution de la situation.
La situation humanitaire dans le nord du Tigré demeure fragile : déplacements de population, accès limité aux soins et aux denrées, et risques d’une résurgence des hostilités rendent incertaine la stabilisation rapide des zones concernées. Les prochaines journées seront déterminantes pour savoir si la reprise des vols et la montée en puissance des autorités fédérales permettront un retour à une vie civile normale et la mise en place d’un corridor sécurisé pour l’aide et la reconstruction.