Réputation du Maroc classée 32e sur 72 par l’étude IRES et Reputation Lab
Le Maroc se classe 32e mondial en réputation et affiche une progression continue depuis 2015
Une étude longitudinale place le Maroc 32e sur 72, révélant une amélioration de sa réputation internationale depuis 2015, malgré des perceptions faibles dans certains pays.
Le Maroc se hisse à la 32e place sur 72 pays évalués dans une étude conduite depuis 2015 sur la réputation internationale. Le rapport relève une progression régulière du score national, qui est passé d’un niveau jugé « faible » en 2015 (44,4 points) à un palier « modéré » en 2022 (48,6 points). Cette évolution reflète une amélioration de l’image du royaume auprès de pays du G7 élargi, avec des résultats contrastés selon les zones géographiques et les critères retenus.
Classement et trajectoire depuis 2015
Le classement place le Maroc au 32e rang sur un total de 72 pays examinés, une position stable et en amélioration par rapport aux premières éditions de l’étude. L’analyse longitudinale met en lumière une hausse graduelle du score global du pays depuis 2015, traduisant une perception externe qui se rapproche de celle de nations comme les États-Unis ou l’Indonésie sur plusieurs indicateurs évalués. Cette trajectoire positive signale une amélioration perceptible mais encore mesurée.
Critères évalués et méthodes d’appréciation
L’étude évalue la réputation du pays selon plusieurs axes : niveau de développement, qualité institutionnelle, et éthique et responsabilité. Ces dimensions permettent de mesurer non seulement la puissance économique apparente, mais aussi la confiance envers les institutions publiques, la transparence et les engagements éthiques perçus par des publics étrangers. L’approche comparative applye une grille uniforme à l’échelle internationale, permettant de suivre l’évolution des scores nationaux sur plusieurs années.
Pays affichant une perception favorable
Sur le plan régional et bilatéral, le Maroc obtient de très bons résultats auprès de certaines nations. Les évaluations venues d’Australie, d’Égypte, de France et de Chine figurent parmi les plus élevées, ce qui traduit une image positive dans des espaces géopolitiques et économiques variés. Ces appréciations favorables peuvent soutenir la coopération économique, le tourisme et les initiatives de coopération culturelle, en consolidant des relais d’influence à l’étranger.
Perceptions faibles et zones de fragilité
L’étude souligne toutefois des perceptions beaucoup moins favorables dans certains pays, notamment la Corée du Sud, la Suède et surtout l’Espagne, qui enregistrent les scores les plus bas concernant l’image du Maroc. Ces disparités indiquent que des facteurs spécifiques — historiques, médiatiques ou liés à des interactions économiques et institutionnelles — continuent d’affecter la perception extérieure dans certains contextes. Les écarts suggèrent également que les progrès observés au niveau global ne sont pas uniformes et que des efforts ciblés restent nécessaires.
Impacts potentiels sur l’économie et la diplomatie
L’amélioration de la réputation peut avoir des retombées concrètes sur les flux d’investissement, la coopération internationale et l’attractivité touristique. Un positionnement plus favorable facilite la négociation d’accords, l’accès à de nouveaux marchés et renforce la capacité du pays à attirer des partenaires stratégiques. En revanche, les perceptions négatives persistantes dans certains pays peuvent limiter des opportunités commerciales et compliquer des projets bilatéraux si elles ne sont pas adressées par des mesures de communication et des réformes ciblées.
Les résultats dressent un bilan nuancé : le Maroc a progressé en termes de réputation internationale depuis 2015, mais reste confronté à des disparités significatives selon les régions et les thèmes évalués. La consolidation de cette image exige la poursuite d’actions sur la qualité institutionnelle, la transparence et la responsabilité, ainsi qu’une stratégie de communication internationale adaptée pour réduire les zones de faiblesse identifiées.