Frappes de drones à Gaza tuent huit Palestiniens, dont un enfant de 4 ans
Attaques de drones à Gaza : huit Palestiniens tués, dont un enfant de quatre ans
Au moins huit Palestiniens tués par des frappes de drones à Gaza, y compris un garçon de 4 ans; des policiers visés et le Hamas condamne les attaques comme un « crime de guerre ».
Une série de frappes de drones attribuées à l’armée israélienne a fait au moins huit morts et plusieurs blessés dimanche dans la bande de Gaza, ont indiqué des sources hospitalières. Les attaques ont visé des positions dans le sud et le nord de l’enclave, provoquant des pertes humaines et des dégâts matériels dans des zones densément peuplées.
Bilan des victimes
Les autorités hospitalières de Gaza ont fait état d’au moins huit personnes tuées lors des opérations menées dimanche. Parmi elles, un garçon de quatre ans a été tué lors d’une frappe dans le nord de la ville de Gaza. Plusieurs autres personnes ont été blessées et une victime est décédée ultérieurement des suites de blessures reçues lors d’une attaque antérieure, augmentant le total des pertes liées aux affrontements récents.
Frappes à al-Mawasi et Khan Younis
Dans le sud de l’enclave, une attaque de drone a touché la localité d’al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis. Selon les bilans locaux, cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées lors de cette frappe. Le ministère de l’Intérieur de Gaza a indiqué que des policiers en service figuraient parmi les personnes visées, affirmant qu’ils avaient été « pris pour cible alors qu’ils faisaient leur travail ». L’armée israélienne a pour sa part déclaré cibler un « terroriste » dans le sud de Gaza, décrivant l’opération comme visant une menace militaire.
Attaque dans le quartier Rimal et ciblage d’infrastructures
Dans le nord de la bande de Gaza, une frappe de drone a touché le quartier Rimal de la ville de Gaza. Les services hospitaliers ont rapporté au moins trois morts, dont l’enfant de quatre ans mentionné plus haut. Le centre commercial Taj a également été endommagé lors des frappes, selon les témoignages recueillis sur place. Les attaques dans des zones urbaines soulèvent des inquiétudes sur les risques pour les civils et l’accès aux services essentiels, alors que les hôpitaux et les infrastructures sont déjà fortement sollicités.
Réactions politiques et condamnations
Le mouvement Hamas a fermement condamné les frappes, qualifiant les attaques de « crime de guerre délibéré » et dénonçant ce qu’il décrit comme un « massacre » visant un groupe de policiers et le « bombardement de la ville de Gaza ». Dans un communiqué, le Hamas a affirmé que le ciblage répété des forces de sécurité locales visait à entraver les efforts de rétablissement et à déstabiliser la bande de Gaza. Ces déclarations s’inscrivent dans un climat de forte polarisation, les acteurs locaux et internationaux appelant régulièrement à la protection des civils.
Contexte et bilan des hostilités récentes
Les frappes ont lieu malgré l’entrée en vigueur, en octobre dernier, d’un cessez-le-feu négocié par des acteurs internationaux. Des bilans fournis par les autorités sanitaires de Gaza indiquent que les attaques se sont poursuivies sporadiquement, et les hôpitaux locaux rapportent un nombre élevé de victimes depuis la reprise des hostilités. Le ministère de la Santé de Gaza a, par ailleurs, communiqué des chiffres globaux sur les pertes humaines depuis octobre 2023, soulignant l’ampleur de la crise humanitaire et la pression sur les services médicaux.
Les opérations de ce dimanche illustrent la persistance des frappes dans des zones urbanisées et la difficulté des acteurs humanitaires à accéder aux populations affectées. Les déclarations divergentes entre les responsables militaires israéliens, qui évoquent des objectifs liés à la sécurité, et les autorités de Gaza, qui dénoncent des attaques contre des civils et des forces de l’ordre, rendent la situation sur le terrain particulièrement tendue. Les appels internationaux à la retenue et à la protection des civils se poursuivent alors que la population civile supporte le coût humain des affrontements.