Abdelkrim El Hadrioui affirme que Hassan II a choisi Benfica en 1996
Abdelkrim El Hadrioui : Hassan II aurait imposé son transfert à Benfica en 1996
Abdelkrim El Hadrioui affirme que le roi Hassan II a choisi son transfert à Benfica en 1996, révélant aussi des approches de Barcelone en 1992 et de Feyenoord après 1994.
Abdelkrim El Hadrioui, ancien latéral gauche international marocain, revient sur les étapes qui ont mené à son arrivée en Europe et, en particulier, sur le rôle déterminant qu’il prête au roi Hassan II dans le choix de son club en 1996. Selon ses déclarations, plusieurs clubs européens se sont manifestés à différentes périodes de sa carrière, mais des contraintes institutionnelles et une décision royale ont finalement orienté son parcours professionnel vers le Portugal.
Approches de grands clubs européens dès le début des années 1990
El Hadrioui affirme avoir été approché dès 1992 par le FC Barcelone, alors dirigé par Johan Cruyff, une proposition qui aurait marqué les premières opportunités de transfert à un niveau supérieur. Après la Coupe du monde 1994, d’autres contacts auraient suivi, notamment avec le club néerlandais Feyenoord. Ces approches illustrent l’intérêt européen pour les talents du football marocain à l’époque et le placement d’El Hadrioui parmi les défenseurs latéraux recherchés.
Contraintes liées au statut à l’AS FAR
Malgré ces contacts, El Hadrioui explique que son départ à l’étranger était compliqué par son statut de joueur de l’AS FAR. Il évoque des règles internes du club et de l’environnement institutionnel qui limitaient la présence de managers ou d’agents, rendant la gestion des transferts plus difficile. Ce cadre particulier a réduit la marge de manœuvre des joueurs souhaitant partir vers l’étranger et a freiné certaines négociations sur lesquelles des clubs européens s’étaient montrés intéressés.
Trois offres déterminantes en 1996
Le véritable tournant survient selon lui en 1996, lorsque trois clubs manifestent un intérêt concret : le Sporting CP, Benfica et Chelsea. Face à ces propositions significatives, la décision finale ne se serait pas faite uniquement sur des critères sportifs ou financiers. La concurrence entre clubs européens met en lumière l’importance des choix externes et des liens personnels dans les transferts de cette période.
Rôle personnel attribué à Hassan II dans le transfert
El Hadrioui affirme que le choix de Benfica a été imposé par le roi Hassan II, indiquant que la décision royale ne laissait guère de place à la discussion : « Tu n’as rien à dire, c’est tout. Il t’a dit que tu devais y aller, c’est tout. » Ce récit met en avant une forme d’intervention monarque dans la destinée sportive d’un joueur, affirmant une influence directe sur le club de destination et sur l’orientation d’une carrière professionnelle.
Liens entre l’AS FAR et le Portugal comme facteur déterminant
Outre l’intervention royale, la préférence pour Benfica est aussi expliquée par des liens préexistants entre l’AS FAR et le Portugal. La présence d’un entraîneur portugais à l’AS FAR et les relations entretenues avec des structures portugaises ont facilité le transfert vers Lisbonne plutôt que vers d’autres destinations. Ces connexions institutionnelles ont joué un rôle logistique et relationnel dans la décision finale.
La relation personnelle de Hassan II avec le football marocain
El Hadrioui décrit aussi Hassan II comme un monarque attentif au football national, ayant un suivi personnel des équipes et des joueurs. Il évoque des encouragements et des contacts directs avant certaines rencontres, ainsi qu’un lien particulier entre le souverain et l’AS FAR, club historiquement associé à la royauté. Ce témoignage illustre l’importance symbolique et pratique du football dans l’espace public et politique marocain de l’époque.
La reconstruction de ce parcours met en lumière comment, dans les années 1990, la conjonction d’intérêts sportifs, de contraintes institutionnelles et d’interventions personnelles a façonné des carrières. Pour El Hadrioui, les approches de grands clubs européens n’ont pas suffi face à des facteurs extra-sportifs qui ont fini par orienter son transfert vers Benfica en 1996, un choix qu’il présente comme décidé de manière unilatérale par la hiérarchie royale et soutenu par des liens entre clubs.