Accusé par sa femme, un marocain détendu à Palavas (Montpellier)
Tout a commencé avec une plainte déposée par une femme vivant à Palavas-les-Flots. Elle explique aux enquêteurs qu’elle a été victime de violence domestique de la part de son mari d’origine marocaine, rapporte Midi libre. Elle prétend qu’il l’aurait amené en présence de leur bébé, menacé d’un couteau, mais aussi empêché de sortir, de prendre des cours de français ou même de faire les étapes pour obtenir la nationalité française. Son mari, un marocain de 34 ans, aurait également confisqué la carte SIM sur son téléphone portable. Ces violences domestiques auraient laissé la conséquence de la victime: œdème avec un œil droit et un érythème à une joue. Le médecin légiste lui émet 4 jours d’incapacité totale pour le travail (ITT).
Le procès a ouvert mardi devant le tribunal pénal. À la barre, le défendeur ne reconnaît pas les faits. Il nie fermement avoir levé la main sur ce “qu’il ne considère plus comme sa femme”. Il remet en question la sincérité de sa femme dans leur mariage. Le couple s’est marié en décembre 2023, six mois après leur réunion. “J’ai essayé de la faire partir doucement. Nous sommes en cohabitation à la maison pour le bien de l’enfant. Nous étions mariés, mais il n’y avait rien”, a-t-il déclaré dans le passé. Interrogé sur les traces notées sur le visage de la victime, il affirme que ce sont les conséquences d’une opération de la cataracte. Qu’en est-il de la carte SIM confisquée? “Elle est à moi parce qu’elle est en mon nom”, rétorque l’accusé au président, Alix Fredon.
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Nelly Smail, l’avocate marocaine met en évidence les qualités de son client. Elle le décrit comme un homme “calme, posé”, une seconde de cuisine dans un restaurant de Palavas. En outre, elle souligne les “lacunes évidentes des enquêtes”, avec le seul témoignage d’un voisin qui déclare “entendre les coups à travers le mur de l’appartement”.
Après avoir été conscient du retrait de la plainte de la victime absente à l’audience, le procureur, Jean-Christophe Tixier, s’en tient aux éléments objectifs du dossier “: le rapport du légisiste et” l’état de coercition à la maison “qui émerge du dossier, vis-à-dire une femme sans contact français. Conscience de la violence intra-familiale.
Le tribunal ne suit pas sa réquisition: il prononce une relaxation en faveur de l’accusé, croyant qu’il “n’avait pas assez d’éléments, et qu’un doute reste à trouver la culpabilité”.