Adel El Fakir transforme l’ONDA en AOM SA, objectif 80 millions de passagers
Rachid Talbi Alami quitte la présidence, ONDA devient AOM SA et Nabila Mounib vise Anfa : changements politiques et stratégiques au Maroc
Rachid Talbi Alami quitte la présidence, ONDA rebaptisé AOM SA avec un objectif de 80 millions de passagers d’ici 2030, et Nabila Mounib candidate à Anfa.
Rachid Talbi Alami a présidé sa dernière session lundi, clôturant un mandat marqué par l’adoption de plusieurs textes structurants adoptés le plus souvent par consensus. Sous sa houlette, l’institution a engagé des réformes législatives et administratives qui laissent un bilan perçu comme abouti par les principaux acteurs politiques. Sa sortie ouvre désormais une nouvelle phase de direction et de priorités institutionnelles.
Fin de mandat et héritage parlementaire
Rachid Talbi Alami a dirigé sa dernière réunion du bureau cette semaine, après un cycle législatif intense. Durant son mandat, plusieurs lois à portée stratégique ont été adoptées, couvrant des sujets économiques et institutionnels. Ces textes, parfois débattus, ont le plus souvent recueilli de larges majorités ou des compromis. La transition de présidence se fait dans un climat institutionnel stable, même si des voix au sein de l’opposition relèvent des tensions sur certains dossiers sensibles.
Passage de l’ONDA à AOM SA et changement de statut
Le processus de transformation de l’Office National des Aéroports (ONDA) vers une société anonyme, AOM SA, a été officiellement enclenché. Cette évolution implique un changement de dénomination et de statut juridique visant à doter l’opérateur d’une structure plus adaptée aux enjeux de croissance et d’investissement. La nouvelle gouvernance devra permettre une plus grande capacité de mobilisation de capitaux et une gestion plus commerciale des infrastructures aéroportuaires.
Ambition de 80 millions de passagers d’ici 2030
La feuille de route associée à AOM SA fixe un objectif ambitieux : atteindre 80 millions de passagers annuels à l’horizon 2030. Cet objectif suppose des investissements massifs dans l’extension des capacités aéroportuaires, la modernisation des terminaux, ainsi que le renforcement des liaisons nationales et internationales. La réussite dépendra aussi de la coordination avec les compagnies aériennes, les autorités touristiques et les collectivités locales pour stimuler la demande et faciliter les connexions.
Adel El Fakir nommé pour piloter la transformation
Adel El Fakir a été désigné pour piloter la transition opérationnelle et stratégique d’ONDA vers AOM SA. Sa mission intégrera la mise en place de la nouvelle gouvernance, la révision des schémas d’investissement et la préparation des équipes à une organisation de type sociétal. Le rôle exigera des arbitrages sur les priorités d’extension, la relation avec les partenaires privés et la garantie d’un service public efficient pendant la période de transformation.
Candidature de Nabila Mounib à Anfa et enjeux électoraux
Sur le plan politique local, Nabila Mounib a été imposée comme tête de liste du PSU pour la circonscription d’Anfa. Ce positionnement marque une volonté d’affirmer la présence du parti dans une circonscription stratégique, mais la candidate devra faire face aux urnes et au souvenir d’un résultat défavorable lors des élections communales de 2015. Le défi sera d’articuler une offre électorale convaincante face à des concurrents bien implantés et à des électorats aux attentes variées.
Les implications de cette candidature vont au-delà du simple résultat local : elles testent la capacité du PSU à reconquérir des électeurs urbains et à capitaliser sur des thèmes socio-économiques locaux. La campagne promet d’être scrutée pour mesurer la dynamique des forces politiques avant les échéances nationales à venir.
Calendrier et effets attendus sur les politiques publiques
Les décisions prises pour la refonte des aéroports et les nominations de direction interviendront dans un calendrier serré d’investissements et de programmation budgétaire. Les autorités devront assurer la continuité des services tout en pilotant des chantiers lourds. Parallèlement, la scène politique locale, alimentée par les candidatures et les alliances, influencera les priorités municipales et la mise en œuvre de projets urbains.
L’ensemble de ces mouvements — départ d’un président d’institution, transformation d’un opérateur stratégique et candidatures locales — dessine un paysage institutionnel et politique en pleine recomposition. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer l’impact concret de ces décisions sur la gouvernance des infrastructures, la croissance du secteur aérien et la compétition électorale dans les grandes circonscriptions urbaines.