Ahmed Znibar appelle à construire un écosystème intégré de la recherche au recyclage
Ahmed Znibar propose un écosystème intégré liant recherche et recyclage pour soutenir l’économie circulaire au Maroc
Ahmed Znibar propose un écosystème intégré liant recherche, industrie et recyclage au Maroc, pour impulser l’innovation, l’économie circulaire et l’emploi.
Ahmed Znibar a appelé le 18 mai 2026 à la mise en place d’un écosystème intégré «de la recherche au recyclage», soulignant la nécessité d’articuler recherche académique, développement industriel et capacités de recyclage pour accélérer la transition vers une économie circulaire. Dans son intervention, il a détaillé des axes d’action destinés à renforcer la compétitivité industrielle et à créer des emplois durables en mobilisant acteurs publics et privés.
Situation actuelle et diagnostic
Znibar a commencé par dresser un constat: de nombreuses innovations restent cloisonnées dans les laboratoires, tandis que les filières de recyclage peinent à absorber les déchets issus de l’activité industrielle et de la consommation. Selon lui, l’absence de passerelles structurées entre centres de recherche, PME industrielles et opérateurs de recyclage limite la valorisation des matières premières et freine l’émergence de chaînes de valeur locales. Il a insisté sur la nécessité d’identifier les goulots d’étranglement — financement, compétences, infrastructures — pour définir des réponses ciblées.
Renforcement de la recherche appliquée
Parmi les priorités évoquées, Ahmed Znibar a placé la recherche appliquée au cœur du projet. Il propose des instruments visant à orienter une part des financements vers des projets collaboratifs entre universités et industries, ainsi qu’à créer des pôles technologiques dédiés aux matériaux recyclables et à l’économie circulaire. Ces pôles seraient conçus pour faciliter le transfert de savoir-faire, l’essai de procédés à l’échelle pilote et la diffusion rapide des innovations vers les entreprises locales.
Mobilisation de l’industrie et des PME
Le plan proposé insiste sur l’implication directe des industriels, en particulier des PME qui constituent l’ossature du tissu économique. Znibar préconise des mécanismes d’incitation pour encourager l’adoption de procédés plus propres et l’intégration de matériaux recyclés dans les chaînes de production. Des instruments financiers ciblés, des diagnostics technologiques subventionnés et des programmes de formation continue doivent, selon lui, permettre aux entreprises de monter en compétence sans subir des coûts initiaux excessifs.
Organisation des filières de recyclage
Un volet central du discours porte sur la structuration des filières de recyclage. Ahmed Znibar a défendu l’idée d’investir dans des infrastructures de tri et de traitement adaptées aux spécificités locales, et de créer des circuits logistiques assurant l’acheminement des matériaux vers des unités de valorisation. Il a également évoqué la standardisation des flux de déchets et la mise en place de partenariats public-privé pour réduire les risques d’investissement et accélérer les mises en service.
Formation, emploi et retombées sociales
La transition vers un modèle intégré doit s’accompagner, selon Znibar, d’un effort soutenu en matière de formation. Il propose de développer des cursus techniques et professionnels orientés vers la maintenance des installations, le tri avancé, la chimie des matériaux recyclés et la gestion de la qualité. Ces mesures visent à créer des emplois qualifiés dans les régions, à réduire la dépendance aux importations de matières premières et à améliorer la résilience industrielle.
Calendrier d’actions et gouvernance
Pour rendre opérationnel ce dispositif, Znibar a esquissé un calendrier en plusieurs étapes: identification des priorités sectorielles, lancement de projets pilotes, mise en place de centres de transfert technologique et généralisation progressive des solutions éprouvées. Il a souligné l’importance d’une gouvernance claire réunissant ministères, collectivités locales, universités et acteurs économiques, afin d’assurer coordination et suivi des résultats.
La proposition d’Ahmed Znibar met en lumière un impératif partagé par plusieurs acteurs: transformer les capacités de recherche en solutions industrielles concrètes et créer des boucles de valorisation des matériaux. En articulant innovation, industrialisation et recyclage, l’objectif affiché est de bâtir une économie plus circulaire, compétitive et créatrice d’emplois. Reste désormais à traduire ces orientations en projets concrets et à mobiliser les moyens financiers et humains nécessaires pour que la vision devienne réalité.